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Les mouvements, que les médias qualifient « des indignés réunionnais« , pacifiques jusqu’alors, ont fait long feu (de poubelle). Cette nuit plusieurs affrontements ont eu lieu au Chaudron et au Port.
Certaines radios, qui ont attisé l’incendie qui couvait, en ouvrant leur antenne à tout et n’importe quoi, se sont comme par hasard tues au moment des événements. Comme si elles avaient peur d’être tenues pour responsable de la tension qui est montée encore d’un cran hier au soir et durant une partie de la nuit dans ces deux quartiers réputés sensibles, où les forces de l’ordre ont joué au chat et à la souris avec de jeunes émeutiers cagoulés.
Il va falloir plus qu’un discours obséquieux du Préfet pour rattraper, une gestion pour le moins calamiteuse de la crise qui s’annonce depuis plus de 15 jours.
Au delà de la revendication des transporteurs, il y a l’exaspération d’une grande partie de la population qui voit son pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil et qui connait de plus en plus de difficultés à joindre « les deux bouts ».
Si la préfecture persiste dans cette attitude frôlant l’autisme, il faut s’attendre à un durcissement du mouvement social qui s’amorce. La résultante d’un embrasement serait extrêmement préjudiciable à une économie insulaire déjà en grandes difficultés.
- Qu’elle sera l’attitude des transporteurs, ce matin, après les débordements de cette nuit ? la première question est posée,
- ensuite quelles seront les retombées au niveau de la population dont on peut sentir l’exaspération ?
- Enfin quelle sera la position de la préfecture et donc par voie de conséquence de l’État, dans ce dossier, les questions sont posés et les heures à venir vont être déterminantes pour la suites du mouvement de colère qui enfle peu à peu.
Les transporteurs ont choisi une autre voix pour faire entendre la leur. Depuis hier matin, il bloque les accès au site de la SRPP.
Ce type d’action en plus de son efficacité, met plus de temps à gêner la population, qui a pu circuler pratiquement sans problème toute la journée d’hier. Néanmoins les choses risquent de se gâter si les négociations ne démarre pas rapidement, en effet, les cuves des stations services vont commencer à accuser un sérieux déficit, voir se trouver totalement à sec.
Comme toujours dans ce genre de mouvement, les stations de l’île vont être prises d’assaut par les usagers, jusqu’à ce que mort (de la cuve) s’en suive, provocant de gros bouchons pour faire l’acquisition du précieux liquide.
Au delà de la baisse du prix des carburants, qui même si elle était actée n’aurait un effet que très limité dans la durée, (cf la flambée des prix en métropole ou l’or noir n’a jamais aussi bien porté son nom) c’est l’ensemble des prix à la consommation qui fait débat.
Les mouvements de citoyens continuent à mobiliser, tous les soirs dans différentes communes de l’île, une partie de la population exaspérée par le coût de la vie qui devient de plus en plus insupportable pour la majorité des ménages réunionnais.
Un feu qui couve, mais qui reste actif dans une ambiance plutôt bon-enfant, dans l’immédiat, mais qui pourrait déboucher sur un grand incendie dans les rues de l’île si les pouvoirs publics n’y prennent garde et n’apportent rapidement une oreille attentive à la problématique du pouvoir d’achat, dans le département de la Réunion.
Comme annoncé vendredi sur notre papier, concernant le mouvement de grogne des citoyens du département, les transporteurs ont décidés de « remettre le couvert » et de reprendre le mouvement là où ils l’avaient laissé, à savoir avec le blocage (par barrages filtrants) des principaux axes de la Réunion.
Nouvelle journée de galère pour les usagers, mais pour les professionnels de la route, il semble que ce soit le seul moyen de se faire entendre, sur le sujet du prix des carburants. Ces derniers se sont sentis floués par ce qu’il pensait être une invitation à la négociation avec le préfet mais qui s’avérait n’être que le début de nombreuses réunion de concertation sur la constitution du prix du carburant.
La base étant restée très mobilisée, sentant que la grogne générale enfle, les professionnels vont durcir le ton et le préfet va avoir fort à faire s’il pense débloquer la situation en venant faire un laïus sur Radio Freedom, ou en envoyant les forces de l’ordre.
Il est vrai que, maintenant, la campagne du candidat Nicolas Sarkosy est lancé et que le mouvement fait un peu moins tâche, comme le disait Y. Mont-Rouge dans son Edito…
Bon sur cet entre-fait, je vais devoir me préparer pour prendre la route, mais je sais pas quand je vais la rendre …
La préfecture a annoncé ce qui sera l’augmentation record du prix des carburants sur l’île. En effet à compter de mercredi pour remplir votre réservoir il vous en coutera :
1,29 € pour un litre de gasoil soit une augmentation de 4 cents ou 3.2%
1,66 € pour un litre de sans plomb soit une augmentation de 9 cents ou 5.73%
Il s’agit là de la deuxième augmentation de l’année, qui augure d’un passage à la pompe très difficile, d’autant que les tensions avec l’Iran devrait privilégier la progression du cours du brut mondial.
Cette envolée du tarif aura forcément des répercutions sur l’ensemble des prix à la consommation, parce que les transporteurs qui ne l’ont pas encore fait, vont mettre en place une surcharge carburant, comme les directives gouvernementales le demande, en direction de leur donneur d’ordre, qui ne manqueront pas de la répercuter sur le prix de vente final aux consommateurs. Cela aura aussi des répercutions sur les frais d’approche des produits importés, car les compagnies aériennes et les transporteurs maritimes vont en faire autant , ne pouvant adsorber seul cette dégradation de leur marge respective.
Voir l’article du JIR
Après les deux embellies que nous avons connu en septembre et novembre 2010, le prix des carburants repart à la hausse. Pour un litre de super sans plomb, il nous en coutera, à compter de demain, 1,42€ au lieu de 1,38€ soit une progression de 2,9%; pour le gasoil, son prix de vente passera de 1,05€ à 1,09€, soit une augmentation de 3,81% et enfin pour le gaz, la bouteille passe de 19,09€ à 19,89€ soit un bon de 4,19%.
En cause de ces augmentations, qui effacent en une fois le bénéfice des deux dernière diminution, l’augmentation du cours de la matière première et surtout le recul de l’euro face au dollar, suite aux difficultés de certains États membres, comme l’Irlande, le Portugal ou même l’Espagne.
Il n’en reste pas moins que la nouvelle est mauvaise à l’approche des fêtes, alors que le taux de chômage ne cesse de monter sur le département. Le cadeau de Noël du prefet et des importateurs pétroliers laisse un goût amère.
Depuis hier le prix des carburants à la pompe, a de nouveau été l’objet d’une légère baisse.
- 4 cents pour le sans plomb
- 2 cents pour le gasoil
Une bonne nouvelle, tant pour les ménages que pour les entreprises, en effet la parité euro / dollar permet d’écraser l’inflation du cours du brent, la réunion à la préfecture a donc débouché sur cette petite baisse.
Cette dernière ne compense pas les augmentations du 1er semestre, mais n’en reste pas moins une bonne nouvelle pour la population à l’approche des fêtes de fin d’année.
La bouteille de gaz, élément important du budget des ménages, notamment des plus modestes, conserve son prix de vente à 19€10, ne bénéficiant pas des même conditions d’importation.
Enfin finit les augmentations en cours de mois, un décret en attente de validation de l’Etat, devrait permettre de fixer les fluctuations au premier de chaque mois, la encore une bonne nouvelle pour les services comptables des professionnels de la route, qui ne seront plus obligé de jongler pour déterminer leurs prix de revient et le calcul d’une éventuelle surcharge carburant.
C’est annoncé par la préfecture, les carburants redémarrent à la hausse. A compter de demain, il faudra débourser 1,44€ pour un litre de super contre 1,36 aujourd’hui, 1,09€ pour le gasoil contre 1,06 enfin la bouteille de gaz prendra 1€ d’augmentation. Ce qui fait une progression de 5,88% pour le super, 2,83% pour le gasoil et 5,41% pour le gaz.
Les pétroliers vont pouvoir renouer avec leur marge bénéficiaire, pendant que les usagers vont encore perdre du pouvoir d’achat.
En plus de l’inter-syndicale qui appelle à la mobilisation contre la réforme des retraites, on pourrait bien voir apparaître le spectre des blocages routiers par des professionnels de la route en colère, comme ce fut le cas en novembre 2008, dans une conjoncture de crise, ces derniers voit leurs charges continuer à progresser alors que les affaires restent moroses.
Entre le goût amer laissé par la prestation de l’équipe de France de football, l’annonce de l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, que des bonnes nouvelles au programme de ce joli mois de juin …
La réquisition du préfet, hier matin à la SRPP, faisant reprendre le service minimum et par là-même une partie des livraison de stations services, a probablement accélérer la signature du protocole de fin de grève qui frappait la Société Réunionnaise de Produits Pétroliers.
Le réapprovisionnement de l’ensemble des stations services reprendra dès aujourd’hui.
Les grévistes ont obtenu une bonne part de leurs revendications, avec notamment, la revalorisation du point pétrole, qui apporte aux salariés un boni de 0.5% et une augmentation de 1.4% à compter du 1er avril. Nul doute que la direction et le préfet se sont mis d’accord sur le montant de la prochaine augmentation des carburants, mais bien évidemment, à la veille d’un scrutin régional, cette dernière ne sera annoncée, qu’à l’issue de cette échéance.
Si cette hypothèse se confirme, pétroliers comme salariés auront gagné et, comme à l’accoutumé, les automobilistes seront les grands perdants de ce conflit.
Les négociations, entre la direction de la SRPP et les organisations représentatives du personnel, sont au point mort. Les syndicats et la direction campent sur leurs positions respectives.
Hier les files d’attente interminables d’usagers, prenant d’assaut les pompes possédant encore le précieux liquide, ont eu raison des stocks des stations services. Le préfet, à 2 jours du deuxième tour des régionales, viendra-t-il tenter une médiation, son bureau a fait savoir que la décision interviendrait ce matin, en attendant, nombre d’usagers et de professionnels, comme le réseau de bus de l’est « Alisé » sont à sec, et devront utiliser le « système D » pour travailler.
Des réquisitions pourraient commencer dès ce matin. La direction attend la décision du préfet et par la-même un dégel du prix des carburants, qui risquerait de faire tâche dimanche. Les gérants de stations services ont décidé hier de ne pas se mêler du conflit dans l’immédiat.
Si la situation devait perdurer jusqu’à lundi, nombre d’entreprises, dont celles du transport, seraient contraintes au chômage technique.
Le mouvement de grève, en marge des négociations salariales annuelle, à la S.R.P.P. (Société Réunionnaise de Produits Pétrolier), dont nous vous parlions dans notre article de mardi, s’est durci d’un cran.
Si certaines stations ont pu être livrées cette semaine, le black-out a été décidé par les organisations salariales. Plus une goutte de carburant ne devrait sortir des dépôts du Port jusqu’à nouvelle ordre. Nombre de stations sont déjà à sec, et le peu qui ont été approvisionnées cette semaine, prises d’assaut, ont vu leurs réserves fondre comme neige au soleil.
La pénurie du précieux liquide va commencer à se faire sentir, dès aujourd’hui, au grand dam des automobilistes et des entreprises.
Le statu quo dans les négociations, entraine un durcissement de la position du personnel, et la fin du service minimum depuis 19h hier.
Mauvaises nouvelles pour les usagers de la route, évidemment, mais aussi pour les gérants de stations services déjà mis à mal par la baisse de leur marges bénéficiaires.
Si les revendications salariales sont légitimes, la prise d’otages des usagers, comme moyen de pression dans les N.A.O., risque de mettre à mal l’économie de l’île déjà fragilisée par la crise mondiale, et la récession qui en découle.
Le personnel de la SRPP (Société Réunionnaise de Produits Pétrolier) a entamé ce matin, une grève, suite à l’échec des N.A.O. (Négociations Annuelles Obligatoires) et aux revendications salariales des syndicats de salariés.
Les représentants du personnel réclament 4% d’augmentation pendant que la direction de la SRPP propose 0,5%. A midi les protagonistes se sont séparés pour un pause déjeuné, les négociations devait reprendre début d’après midi.
L’ensemble des distributeurs ayant été livré samedi dans la journée, il n’y a pas de pénurie de carburant à prévoir avant demain soir.
Si le mouvement devait perdurer au-delà de cette date, une nouvelle épreuve de force aurait lieu, avec prise d’otages des automobilistes, comme c’est de coutume sur notre île.
Les pétroliers ont eu à souffrir du gel des augmentations décidé par l’ancien préfet P.H. MACIONNI, suite aux mouvements des transporteurs de fin de 2008 et aux mouvements sociaux (dit COSPAR) ayant suivi courant mars 2009, sur le pouvoir d’achat à la Réunion.
Après le mouvement de protestation des professionnels de la route, qui a permis une baisse immédiate de 10cts sur les carburants la semaine dernière, la nouvelle baisse que les usagers attendaient pour le 1er décembre, date de la fixation du nouveau tarif par la préfecture, n’aura probablement pas lieu.
La SRPP estime que la baisse consentie est d’ors et déjà au delà de ce que les pétroliers peuvent accepter. Le tarif de la bouteille de gaz quant à lui n’a pas bougé, il est pourtant un poste important de dépense des ménages à la Réunion.
La réunion de demain devrait fixer les modalités de la rétrocession des 10cts supplémentaires pour les professionnels de la route, espéront que ces modalités d’application ne seront pas trop contraignantes, car dans le cas contraire, on pourrait se retrouver dans une situation difficile avec un nouveau mouvement de protestation.
Après l’augmentation spectaculaire du mois d’octobre (+7 cts pour le gasoil et +6 cts pour le sans plomb), Jean Hugues RATENON président du collectif « agir pou nou tout » monte au créneau. Il a été reçu hier par le directeur de la SRPP, après la chute des cours du baril de brut, passé de 147€ en juillet à moins de 70€ aujourd’hui, le collectif veut s’assurer que les prix à la pompe vont eux aussi être revus à la baisse.
La prochaine révision de prix est prévu pour le 1er décembre et tiendra compte des approvisionnement d’octobre et novembre. Le préfet a, en effet, décidé que les révisions qui se faisait tous les 3 mois jusqu’à présent serait revu tous les deux mois à compter d’octobre 2008, en raison des mouvements capricieux du marché.






WRI