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La FNTR (Fédération Nationale des Transporteurs Routiers) entre officiellement en désaccord avec le COSPAR. En effet les professionnels de la route après avoir eux aussi fait montre de leur mécontentement en octobre/novembre 2008 sur le prix des carburants, déclarent ne pas être en mesure d’abonder les 50 euros réclamés, par le collectif, aux entreprises.
En parallèle, le Préfet a annoncé l’arrivée de renfort de gendarmerie (deux escadrons), pour faire face à d’éventuels débordements et demande au COSPAR de ne pas laisser la situation s’enliser, comme ce fut cas aux Antilles. Il a exhorté le collectif à trouver une issue aux négociation avant ce soir.
Le COSPAR ne s’est pas rendu à la table des négociations hier, la préfecture souhaite d’un accord partiel soit signé aujourd’hui même, concernant les bas salaires. Les 150 euros semblent quasiment acquis reste l’effort des collectivité à hauteur de 25 euros pour la Région et 25 pour le conseil général. Le conflit dans le contexte réunionnais n’a de chance d’aboutir que si il ne s’inscrit pas trop dans la durée, au risque d’asphyxier les plus petites structures et de leur interdir de participer à l’effort demandé par le collectif.
Après les incidents qui se sont déroulés en marge des manifestations d’hier, au Chaudron et au Port, le COSPAR a suspendu la grève générale reconductible, afin de retrouver un peu de sérénité dans les négociations qui doivent reprendre aujourd’hui.
A Saint Denis, la nuit a été chaude, avec des affrontements entre les forces de l’ordre et une cinquantaine de casseurs. Le bilan fait état d’un gabier arraché, des voitures et de poubelles incendiées.
Au port, même type de constat, un fast-food caillassé et 3 voitures ont été la proie des flamme. L’exaspération de la jeunesse désœuvrée dans des quartiers où le chômage passe souvent la barre des 40%, est un facteur déterminant de ces rebellions ponctuelles.
Le collectif rejette toute responsabilité dans les débordements qui ont émaillé la fin des manifestations, et appelle, accompagné par le Préfet, au retour au calme, tout en restant mobilisé pour faire avancer les négociations.
Par d’opération « coups de poing » prévu aujourd’hui, mais une présence, sans blocage, souhaitée devant les grandes surfaces de l’île.
IL semble de plus en plus indispensable de parvenir à un accord, dans les meilleurs délais, afin d’éviter d’envenimer une situation conflictuelle.
En marge de la manifestation de ce matin à Saint Denis, quelques jeunes désœuvrés ont fait dégénérer la mobilisation en mettant le feu aux voitures et aux poubelles. Les forces de l’ordre ont repoussé peu à peu l’ensemble des émeutiers vers le quartier du Chaudron, déjà théâtre d’émeutes en 1991.
Les fauteurs de troubles venus en découdre avec les forces de l’ordre ne semble pas être les mêmes qui défilait le matin dans une ambiance « bon enfant ». Après les premiers jets de galets, les choses ont pris une toute autre tournures avec une réplique à coup de gaz lacrymogènes. Peu à peu les bandes se sont regroupés à l’entrée est du chef lieu, commençant par s’en prendre à l’hypermarché Carrefour puis repoussé par les brigades de police, ont finit au Chaudron, au plus grand dam de la population du quartier, où ils se sont attaqués aux vitrines du Jumbo Score et à sa galerie marchande.
Le jeu du chat et de la souris a commencé et risque de se finir de tard dans la nuit. La cause du COSPAR va sans aucun doute pâtir de ces exactions. LEs appels au calme se multiplie sans aucun résultat à l’heure où nous écrivons (mardi 19h). Espérons que nous n’en arriverons pas au triste bilan des émeutes qui avaient secoué le quartier du Chaudron en 91. Quelle sera la position du collectif contre la vie chère demain ? l’appel a la mobilisation reconductible sera-t-il maintenu ? Dans quelles dispositions seront les acteurs devant se retrouver autour de la table des négociation demain ? autant de question pour lesquels nous n’avons pas de réponse à l’heure actuelle.
Le COSPAR n’aura pas réussi à renouveler la forte mobilisation de jeudi dernier. Environ 10 000 personnes ont défilé ce matin à Saint Denis et Saint Pierre. Cette après midi de nouvelles opérations coups de poing ont été annoncé par le collectif contre la vie chère.
Les étudiants très présents dans les manifestations malgré les vacances scolaires restent déterminés face aux réformes de l’Education Nationale. Le Port est de la Pointe des Galets a, lui aussi, été le théatre de manifestation avec un blocage reconductible du TGC.
Le collectif reste néanmoins ferme sur ses revendications, et continuera des actions ponctuelles pendant toute la durée des négociations qui doivent reprendre dès demain matin, avec le patronat (MEDEF et CGPE) la grande distribution, les collectivité locales et les pouvoirs publics.
La mobilisation d’aujourd’hui donnera le ton aux négociations qui doivent reprendre demain. Les opérations coups de poing en direction de la grande distribution se sont à nouveau multiplier hier soir dans le nord et l’est.
Tous les acteurs économiques sont sur le qui vive, afin que la sortie de crise se fasse le plus rapidement possible. L’économie de la Réunion déjà mise à mal par la crise mondiale risque de laisser des plumes si l’épreuve de force engagé par le COSPAR venait à s’inscrire dans la durée.
Le MEDEF Réunion a mis sur la table des négociations une augmentation pérenne (sur 3 ans) de 50 euros pour les bas salaires. Le département et la région sont restés sur leurs positions arguant du fait que ce n’est pas aux collectivités de financer les entreprises du « privé ». La CGPME qui estime que ses adhérents ne sont pas en mesure de financer les 50 euros, préférerait mettre en place une généralisation de l’intéressement et accorder des primes pouvant aller jusqu’à 50 euros.
Quels types d’actions seront envisager par les organisations regroupées au sein du COSPAR, pour maintenir la pression dans les jours à venir ? la réponse sera connue dès ce soir.
Premier geste de la préfecture en direction du COSPAR, les prix des carburants et de la bouteille de gaz ont été dévoilés. Pour un litre de gazoil il nous en coûtera 0,93 euros, 0,62 pour le FOD (Fuel domestique), 1,20 euros pour le sans plomb. La bouteille de gaz quand à elle, d’abord annoncée à 19 euros passera à 17 euros. C’est mercredi que cette baisse sera effective à la pompe.
Les négociations avec la grande distribution avancent elles aussi, les nouvelles propositions parle de 100 familles de produits, sur lesquels serait opérés une baisse de 5 à 25%, là encore on est loin des revendications du COSPAR, qui réclame une baisse de 20% sur 500 produits de consommation courante. Reste les négociation avec le patronat et les collectivité sur la première revendication une hausse de 200 euros pour les bas salaires et les minima sociaux.
Ces annonces auront-elles des conséquences sur la mobilisation de ce 10 mars ? Telle est la question.
Les négociations ont repris hier après midi, sans le patron du MEDEF local François CAILLE. Le COSPAR espérait hier ressortir avec une première victoire sur le prix des carburants et de la bouteilles de gaz, il n’en a rien été.
A la veille de la deuxième journée de mobilisation, le collectif reste sur sa faim concernant la plate forme de revendication portant sur l’augmentation de 200 euros des bas salaires (jusqu’à 1.4 smic) sur la baisse de 20% de 500 produits de première nécessité…
La grande distribution, représentée notamment par Pascal THIAW KINE, dit rester ouverte à la négociation. Les négociations vont reprendre aujourd’hui, tous les acteurs économiques de l’île souhaitent qu’une issue soit trouver sans attendre des blocages inscrit dans la durée. L’exemple antillais reste dans les têtes et personne ne souhaite fragiliser, plus encore, une économie déjà malmenée par la crise mondiale, avec une forte poussée du chômage, l’arrêt d’un certain nombre de grand chantier qui ont dû être abandonnés au grand dam du secteur BTP.
Après la réussite de la mobilisation de jeudi 5 mars (voir notre reportage en image), les acteurs économiques sont dans l’attente du pouvoir du COSPAR de pouvoir rééditer une action d’envergure.
Certains réunionnais, craignant que le mouvement joue les prolongations, ont commencé à remplir les placards et les réservoir des voitures. Le COSPAR a, quant à lui, affirmé qu’il n’était pas d’actualité de reconduire le mouvement au delà du 5 mars, pour le moment.
Néanmoins chacun s’attend à une forte mobilisation, et ce sera l’ampleur de cette grève qui déterminera la suite du mouvement.
Certaines des revendications locales rejoignent celles de Martinique ou de Guadeloupe, notamment le dispositif permettant l’augmentation de 200 euros des bas salaires (1.4 du SMIC), où des accords ont été signés entre le patronat, les responsables du mouvement et l’État. Le dispositif sera appliqué à la Réunion, il ne reste que la côte part des entreprises qui, elle n’a pas encore été évoquée. Il semble que personne n’ait intérêt à ce que le mouvement s’inscrive dans la durée.




WRI