Articles avec le tag ‘blocage’
Comme annoncé vendredi sur notre papier, concernant le mouvement de grogne des citoyens du département, les transporteurs ont décidés de « remettre le couvert » et de reprendre le mouvement là où ils l’avaient laissé, à savoir avec le blocage (par barrages filtrants) des principaux axes de la Réunion.
Nouvelle journée de galère pour les usagers, mais pour les professionnels de la route, il semble que ce soit le seul moyen de se faire entendre, sur le sujet du prix des carburants. Ces derniers se sont sentis floués par ce qu’il pensait être une invitation à la négociation avec le préfet mais qui s’avérait n’être que le début de nombreuses réunion de concertation sur la constitution du prix du carburant.
La base étant restée très mobilisée, sentant que la grogne générale enfle, les professionnels vont durcir le ton et le préfet va avoir fort à faire s’il pense débloquer la situation en venant faire un laïus sur Radio Freedom, ou en envoyant les forces de l’ordre.
Il est vrai que, maintenant, la campagne du candidat Nicolas Sarkosy est lancé et que le mouvement fait un peu moins tâche, comme le disait Y. Mont-Rouge dans son Edito…
Bon sur cet entre-fait, je vais devoir me préparer pour prendre la route, mais je sais pas quand je vais la rendre …
La réunion qui s’est tenue hier à partir de 15 heures dans les locaux de la DEAL dans le chef-lieu, n’a pas permis de trouver un accord et les transporteurs ont de nouveau claqué la porte.
Tout cela est de mauvaise augure pour la journée qui s’annonce, le bras de fer devrait encore perdurer, avec son cortège de bouchons comme ci-contre hier soir dans le radier de la Rivière Saint Etienne.
Pour le moment la population, bien que mitigée, reste solidaire du mouvement des transporteurs, avec même des barrages érigés par de simples citoyens en solidarité avec le mouvement et pour exprimer leur « ras le bol« .
Quel sera la position de la préfecture face au blocage des routes, les bouchons dits « filtrants » qui n’ont souvent de filtrant que le nom, cela reste dans l’immédiat une inconnue. Les usagers de la route, prennent leur mal en patience en attendant des jours meilleurs, tout en restant confiants sur l’issue du conflit et la baisse annoncée de 25 cents sur le prix du carburant à la pompe pour tout le monde.
En novembre 2009, pour rappel ce n’est qu’après une semaine de conflit que les solutions avaient été trouvées entrainant une baisse notable dans leur sillage, mais avec un lourd tribu économique à payer, du fait de la paralysie de l’île.
La plupart des blocages d’hier n’ont pas été levé ou se sont reformés très tôt ce matin, il est donc conseillé aux personnes qui n’ont pas l’obligation de circuler, de ne pas prendre leur véhicule. D’autant que les cars jaunes ont arrêté leur desserte depuis hier…
Le mouvement des transporteur, avait été freiné par le passage à proximité du cyclone GIOVANNA, mais comme le dit l’adage ce n’était que « reculer pour mieux sauter ».
Les professionnel de la route qui se sont réunit hier en fin d’après midi, ont décidé de mettre la pression avant le tour de table prévu ce matin avec les autorités compétente, les pétroliers, les pompistes enfin tous les acteurs, décideurs du prix des carburants.
Nul doute que les négociations vont se dérouler à couteaux tirés. L’action du préfet va essentiellement dépendre de la position de la population, sera t elle solidaire, descendra t elle dans la rue pour faire entendre son mécontentement, ou à contrario sera t elle remontée contre les transporteurs ???
A partir de là, la préfecture sera plus ou moins intransigeante sur les blocages de route. N’oublions pas que nous approchons d’une échéance électorale majeure.
La revendication d’une baisse de 25 cts du prix du carburant parait quelque peu utopique, mais en l’état, la baisse du prix du gaz à 15€ l’était tout autant, pourtant elle a été actée.
Il n’en reste pas moins qu’il va certainement falloir prendre son mal en patience pour circuler aujourd’hui et probablement dans les jours à venir…
La réunion de conciliation qui c’est tenue hier dans le chef lieu avait commencé sous les plus mauvais hospice.
Acte UN, rendez vous à 10 heures à la DIREN, les protagonistes s’installe et constate que ni la Région, ni le Conseil Général ne sont présents et repartent très remontés.
Acte DEUX, sous l’égide du préfet, un second rendez vous est pris pour 15 heures cette fois-ci dans les locaux du DEAL (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) après plus de trois heures de négociation âpres, deux mesures semblent actées, la première concerne l’ensemble des ménages réunionnais, il s’agit de la baisse conséquente du prix de la bouteille de gaz qui passerait de 21.76€ aujourd’hui à 15.00€ au premier mars (cela laisse songeur sur la marge de manœuvre, voir la marge tout court…) la seconde concerne les professionnels de la route, avec une remise spécifique, de 5 cents pour les transporteurs et 6 cents pour les chauffeurs de taxi. Néanmoins les modalités de réversion ou d’économie ne sont pas encore annoncées et deux nouvelles réunions sont d’ores et déjà programmées.
Si la baisse spectaculaire du prix de la bombonne de gaz est une bonne nouvelle pour la population, le maintien du prix des carburants à son niveau actuel pour les particuliers laisse un goût amère aux automobilistes.
Malgré les appels à la mobilisation de l’ensemble de la population peu ont fait le déplacement hier, ou encore samedi, à Saint Benoit, il semble pourtant qu’en cette période pré-électorale, aucun élu ne souhaite se confronter à un mouvement de ras le bol général.
Le COSPAR a quitté la table des négociations hier, devant les propositions revues à la baisse de la grande distribution. Les baisses proposées ne concerne que 40 produits, qui plus est des produits de production locale, sur les 500 réclamé par le collectif.
Concernant les augmentations des bas salaires, les collectivités ne souhaitant pas participer aux hausses dans le privé, la négociation reste à 150 euros.
Le préfet souhaitait un accord partiel hier, c’est raté !!
Le COSPAR reste mobilisé et appel à une nouvelle démonstration de force jeudi prochain. Reste à savoir si un accord, même partiel, pourra être trouvé d’ici là.
Nous vous l’annoncions il y a déjà trois jours, les supermarchés travaillant en « flux tendu » (commande jour A pour livraison jour B), c’est à dire avec le minimum de chambres froides et peu de produits en stock se retrouvent avec des étales vides.
Après les carburants, ce sont les produits frais qui viennent à manquer dans les rayons, fruits et légumes locaux, viande et volaille « péi », la population se rabattant sur les produits surgelés, ces derniers vont eux aussi peu à peu disparaître.
La Région, qui a refusé tout compromis à la réunion avec les professionnels de la route vendredi est en grande partie responsable de la situation, mais peut être la famille VERGES pense-t-elle que les fonds publics appartiennent à la famille.
Sans justifier le blocage de l’île, les demandes des manifestants paraissent légitimes, dans la mesure ou leurs collègues métropolitains ont bien une rétro-cession de la TIPP (Taxe intérieur sur les produits pétroliers), par l’Etat, à la Réunion, la TIC (Taxe d’Importation sur les Carburants) est perçu par la Région, pour pouvoir mettre 300 000€ de petites lampes rouges sur un pont de la route des tamarins
La réunion de la dernière chance (encore une) aura lieu lundi matin à la CCIR entre la Région et les transporteurs, en présence des élus de la chambre de commerce.
lire l’article sur clicanoo
Bien que le préfet ait programmé une réunion avec les professionnels de la route pour cet après midi, ces derniers maintiennent le blocus sur les points stratégiques du département. Les transporteurs ne souhaitent pas lâcher la pression jusqu’à entendre les nouvelles propositions de la préfecture.
En marge du mouvement, certains produits frais vont commencer à se faire rare dans les étales, la grande distribution ayant choisi l’option « flux tendu » sur ces produits, si le mouvement perdure, les yaourts, volaille et autres produits livrés au quotidien vont venir à manquer dans les grandes surfaces. Il en sera de même avec le carburant pour lesquels les stations services ne sont plus approvisionnés depuis 3 jours.
Comme à chaque mouvement de grogne, les usagers sont plus ou moins compréhensifs concernant leur « prise en otage ». Les temps de trajet multipliés par 3 ou 4, des bus qui ne peuvent pas passer les barrages filtrants laissant élèves et usagers s’entasser aux arrêts.
Une nouvelle journée noire se profile sur les routes réunionnaises.
Ils l’avaient annoncé, c’est chose faite. Les transporteurs ont bloqué dès ce matin les principaux axes de l’île. Pont de la Rivière Saint Etienne bloqué, même les bus ne passent pas laissant les élèves et autres usagers des transports en commun sur le carreau.
Après les transitaires qui ne font plus sortir les containers du Port Est, les transporteurs ont rejoint le mouvement suivi par les ambulanciers et les chauffeurs de taxi. Ils sont tous déterminés à ne pas débloquer la situation tant que certaines avancées dont notamment une détaxe partielle du carburant professionnel de 20cts au litre ne sera pas effective.
Il va falloir, maintenant, que la réaction de la préfecture soit rapide si on veut éviter un enlisement de la situation avec des séquelles lourdes pour une économie déjà fragilisée par la récession mondiale.
La SNCF en grève en métropole, les transporteurs, les professionnels de la route et les transitaires à la Réunion, les festivités commencent plus tôt cette année
A partir de demain les transitaires du T.G.C. (Terminal de Gestion de Containers) ne délivreront plus de container. Les transporteur quant à eux décideront aujourd’hui de la conduite qu’ils vont tenir dans les jours qui viennent. Si la grogne persiste et que les pouvoirs publics, n’apportent pas une réponse aux interrogations des professionnels de la route, nous risquons de nous retrouver dans une impasse économique.
En effet plus de containers cela veut dire plus d’approvisionnement de la grande distribution, de matériaux d’importation, surcoût de surestaries pour les importateurs, à terme des bateaux porte-containers détournés sur les ports de la zone (Maurice Madagascar).
Si les transporteurs embrayent derrière, il faudra rajouter plus de livraison de denrées produites localement, plus de carburant. Ajoutez à cela une pincée de blocage de routes et d’opérations escargot et c’est toute l’économie qui sera bloquée.
A l’approche des fêtes, une bien mauvaise nouvelle pour la grande distribution, qui risque de voir l’installation de ses linéaires de produits de fin d’année retardés dans leurs préparations.
Dans cette perspective, et sans décision de la préfecture, de la CCIR ou de la Région, nous pourrions bien assister à une opération Ile Morte de grande envergure.
Un énième réunion a eu lieu hier à la préfecture, entre les professionnels de la route (ambulanciers, taxiteurs, transporteurs…). Le préfet, les présidents de la Région et du conseil général étaient absent. La principale revendications des professionnels est la création d’un gasoil professionnel avec une remise de 20cts sur le précieux liquide.
Cette réunion de concertation n’ayant rien donné, les protagonistes se sont donnés rendez-vous vendredi après midi. Les menaces de blocage restent d’actualité, mais elles ne seront qu’un dernier recours dans cette période économiquement difficile, il n’en reste pas moins que sans avancée notable vendredi la situation pourrait se dégrader.
La demande peut paraître légitime, quand on sait qu’en métropole une partie de la TIPP (Taxe Interne sur les Produits Pétroliers) est partiellement remboursée aux professionnels, mais la Région n’est pas prête à lâcher cette manne financière.





WRI