Archive pour la catégorie ‘Information Réunion’
En marge de l’augmentation des carburants, décidé par le préfet en accord avec les pétroliers, une réunion de négociation aura lieu lundi entre les transporteurs, la Région Réunion, la préfecture et les associations de consommateurs.
D’ores et déjà Didier ROBERT a fait savoir qu’il était prêt à remettre le différentiel de taxes perçues suite aux augmentations dans la corbeille des transporteurs comme cela avait été le cas suite au dernier mouvement de protestation.
Mais pour la population le compte n’y est pas et plusieurs associations, comme ARCP (alliance des réunionnais contre la pauvreté) de J.H. RATENON ou momon papa lé là, association caritative d’aide aux démunis et son charismatique président Patrick SAVATIER appellent à une mobilisation citoyenne au coté des transporteurs afin que les importantes baisses de pouvoir d’achat liées aux augmentations répétées des carburants cessent.
Dans un département où les réseaux de transport en commun sont, pour le moment, quasi inexistants dans certaines tranches horaires, et ingérables au niveau timing toute la journée, l’aternative au tout auto n’est qu’un leurre. Bien que quelques essais sur le co-voiturage aient été tentés, sans grands succès il faut l’avouer, il n’y a d’autres choix que le passage à la pompe.
Au delà de l’extinction de l’incendie de colère qui couve, il serait temps que nos élus prennent la mesure de la problématique, à quand des bornes de rechargement de voitures électrique, par exemple, quid des bio-carburant fabriqué à base de baguasse comme au Brésil …? Autant de question qui ne sont pas réellement à l’ordre du jour des instances qui nous « représentent ». La gestion dans l’urgence n’apporte jamais rien de bon, et le travail des politiques est de plus en plus décrié et ressemble étrangement à la maxime « il est urgent de ne rien faire ».
En attendant, il est peu probable que le face à face de lundi apporte quoi que ce soit de concret face au « ras le bol » de la population et des professionnels de la route, transporteurs, mais aussi taxiteurs, ambulancier, commerciaux …
Et en attendant « cabri y manz salad » et la contestation s’organise.
La préfecture a annoncé ce qui sera l’augmentation record du prix des carburants sur l’île. En effet à compter de mercredi pour remplir votre réservoir il vous en coutera :
1,29 € pour un litre de gasoil soit une augmentation de 4 cents ou 3.2%
1,66 € pour un litre de sans plomb soit une augmentation de 9 cents ou 5.73%
Il s’agit là de la deuxième augmentation de l’année, qui augure d’un passage à la pompe très difficile, d’autant que les tensions avec l’Iran devrait privilégier la progression du cours du brut mondial.
Cette envolée du tarif aura forcément des répercutions sur l’ensemble des prix à la consommation, parce que les transporteurs qui ne l’ont pas encore fait, vont mettre en place une surcharge carburant, comme les directives gouvernementales le demande, en direction de leur donneur d’ordre, qui ne manqueront pas de la répercuter sur le prix de vente final aux consommateurs. Cela aura aussi des répercutions sur les frais d’approche des produits importés, car les compagnies aériennes et les transporteurs maritimes vont en faire autant , ne pouvant adsorber seul cette dégradation de leur marge respective.
Voir l’article du JIR
On prend les mêmes et on recommence, depuis vendredi soir, les salariés « nantis » de la Séchilienne, qui émargent à des salaires qui pourraient faire pâlir de jalousie, des cadres du secteur privé, ont décidé de passer à l’action.
Quelle action me direz vous, celle de prendre en otage l’ensemble de la population réunionnaise.
Loin de moi l’idée de vilipender un droit de grève inaliénable, mais alors que le taux de chômage, sur le département, ne cesse de progresser, je trouve, personnellement, indécent qu’une poignée de salariés paralysent l’île par leur exaction et la préfecture devrait aller au delà des simples courriers de réquisition, que la plupart des salariés refusent, devra-t-on attendre qu’il y ait mort d’homme (dialysés, insuffisants cardiaques ou pulmonaires…) pour que des décisions soient prises ?
EDF, monopole en distribution d’énergie à la Réunion, ne met pas son obligation de moyens en œuvre, sous traitant 60% de la production nécessaire au besoin d’alimentation des particuliers et des entreprises, dans les mains d’une seule société la Séchilienne SIDEC, avec un pouvoir de nuisance que nous commençons à apercevoir.
Pour la deuxième fois cette année, nous nous retrouvons avec des coupures excédant les trois heures d’affilé (dans le sud), avec non seulement les inconvénients d’un éclairage à la bougie, mais aussi des denrées alimentaires stockées dans nos congélateurs qui se retrouvent en rupture de chaîne de froid et qu’il faut cuire ou détruire, des appareils électroniques (matériel informatique, électroménager) qui « grillent » par les coupures intempestives et remises en électricité sans préavis.
Il n’est évidemment pas question d’adresser la facture à EDF… et pourquoi pas d’ailleurs, puisque en position de monopole, nous n’avons pas le droit de produire et d’utiliser notre propre électricité, nombre de personnes s’équiperaient de panneaux photovoltaïques, d’éoliennes ou autres dispositifs, sur leurs toits afin de se dédouaner de l’obligation d’acheter avec EDF, dans le cas contraire.
En ces temps où les avantages fiscaux en faveur du photovoltaique sont réduits à peau de chagrin, il serait temps pour l’opérateur de revoir sa copie en terme de production.
Si cette situation perdurait, il serait temps que la population, par le biais des associations par exemple, fasse entendre sa voix et demande des comptes à EDF qui encaisse les abonnements en plus de la consommation en énergie, mais qui pris en défaut (rupture de contrat ?) ne rembourse pas ni les préjudices subit par ces dysfonctionnements ni même le prorata de l’abonnement sur les périodes de non alimentation.
N’hésitez pas à poster vos commentaires ou suggestions.
Il semble que, pour le quatrième mois consécutif, les prix à la pompe vont prendre un coup de chaud. Le gasoil pourrait subir une nouvelle augmentation de 4 cts. Les professionnels de la route et notamment les entreprises de transport, qui n’ont toujours pas obtenu la détaxe du carburant professionnel, risquent de perturber sensiblement la mobilité dans le département.
Les évènements géopolitiques au moyen orient et en Afrique du nord, sont la cause majeure de la flambée du cours du brut qui s’échangeait hier à plus de 105 $, après une augmentation annuelle en 2010 de l’ordre de 15%. Le prix est actuellement au plus haut depuis le cours historique de juillet 2008 ou il s’échangeait à plus de 145 $.
la colère monte et, forts des résultats de la dernière mobilisation en novembre 2008 qui avait permis de faire reculer le prix à la pompe, les « routiers » seront certainement tentés de « remettre le couvert ».
Il faut dire que les charges d’exploitation de ces derniers progressent à la vitesse des augmentations de carburant, car ajouter à celles-ci, il faut mettre le prix de pièces détachées qui elles aussi flambent, les normes drastiques qui font exploser le coûts des véhicules poids lourds neufs.
Dans le département, il n’existe pas d’alternative au transport routier de marchandises, pas de train, pas de transport fluvial ou maritime, la fiscalité spécifique devient insupportable pour ces professionnels qui permettent la circulation des biens et des personnes sur l’île.
Nombre de petites structures du BTP, nées des grands chantiers comme la route des tamarins, qui avaient investis souvent en défiscalisation, dans des poids lourds, ont choisi le transport pour amortir leurs investissements, sont obligés de les conserver au moins 5 ans avant de pouvoir éventuellement les céder. Cela avait conduit à une paupérisation des métiers du transport.
Aujourd’hui la survie de toute ces entreprises est en danger, mais il en est de même pour ceux qui en font profession depuis de nombreuses années, les regroupements et autres rachats vont s’opérer dans les mois à venir, la SNTM du groupe CAILLE pourrait être reprise par la Société INCANA (voir la presse d’hier) et, le cap des 5 années de défiscalisation passé, les nouveaux petits opérateurs pourraient être tentés de liquider leurs actifs, particulièrement couteux pour se recentrer sur un cœur de métier plus attractif.
Nous seront, quoi qu’il en soit, fixé dès la semaine prochaine
La valse des étiquettes continue sur sa lancée dans les station-services, à compter de mardi les pompes de gasoil afficheront un surcoût de 3 cents supplémentaires.
Si le prix du super sans plomb reste inchangé par rapport au mois dernier, le gasoil se négociera à 1.20€ le litre. Ce sont 75% des réunionnais qui seront touchés par cette nouvelle hausse, les professionnels de la route commencent d’ailleurs à s’échauffer, les transporteurs réitèrent leurs demandes de carburant détaxé pour leurs activités.
En plus des risques de coupures électriques, liées au mouvement de grève du personnel d’EDF et de la Séchilienne, nous ne sommes pas à l’abri de grosse perturbation sur notre réseau routier pour les mois à venir, le bras de fer semblant inéluctable.
Seule bonne nouvelle pour les ménages réunionnais, le prix de la bouteille de gaz baisse de 1.29 € par rapport à février, se négociant à compter de mardi à 20.14 € (si mes calculs sont bons
)
Les mouvements de révolte au Maghreb et au moyen orient sont la principale cause de ces augmentations, les risques d’embrasements, de la principale région productrice du précieux carburant, font que le cours du brut n’en finit pas de grimper, la seule embellie venant de la parité euro / dollar qui reste favorable aux échanges.
Il faut s’attendre à ce que cette situation perdure encore plusieurs mois avec une aggravation de la note qui vient amputer les ressources des ménages.
Le prix des carburants est reparti vers des sommets, la préfecture a annoncé une nouvelle hausse, dans le cadre de la révision mensuelle, à compter d’aujourd’hui.
Le coût du litre de gasoil progresse de 4 centimes à 1.17€,
Le prix du super sans plomb passe quant à lui de 1.48€ à 1.53€,
Le F.O.D. passe de 0.77€ à 0.81€
Il n’y a que la bouteille de gaz dont le prix recule de 0.18€ après l’augmentation spectaculaire du mois de janvier de +1.72€
Ajoutez à cela le prix des fruits et légumes qui va s’envoler après les fortes pluies des derniers jours qui ont ravagé la plupart des cultures maraichères, et tout est réuni, une nouvelle fois pour que le pouvoir d’achat des ménages s’effondre. Il est à craindre, que les professionnels de la route réfléchissent à la mise en place d’une surcharge carburant en pied de facture qui entrainera in facto une augmentation de l’ensemble des produits de consommation.
Nous nous rapprochons peu à peu des cours historiques du carburant du mois d’octobre 2008.
Il fallait s’y attendre, après Petite Ile, le Tampon, Etang Salé, c’est finalement l’ensemble de l’île qui doit faire avec la restriction d’eau. Il est désormais interdit d’arroser son jardin, de laver sa voiture à domicile ou de remplir sa piscine.
Les ressources en eau des nappes phréatiques arrivent à un seuil critique. Le département traverse une période de sécheresse des plus importantes de ces dernières années avec un déficit en pluie plus ou moins long suivant la micro-région concernée, le sud ouest étant la région la plus touchée.
En parallèle, il serait important de préserver les ressources en améliorant les circuits de distribution et les nombreuses fuites qui parcourt l’ensemble du réseau, ou encore empêcher les agriculteurs d’arroser les routes à outrance ce qui génère de plus des charges supplémentaires aux communes pour reboucher les nids de poule qui se forment à cause des ruissellements.
Météo France est pessimiste sur les prochaines pluies qui pourraient arroser la Réunion, d’après les modèles numériques et les prévisionnistes, le département ne connaitrait pas de précipitations importantes avant le mois de mars.
En attendant, malgré la chaleur étouffante de cet été, plus de piscine, plus d’arrosage. Nous verrons donc nos jardins, nos plantations, dépérir au fil du temps…
L’année 2011 n’a pas encore vu le jour et les mauvaises nouvelles commencent. La préfecture l’a annoncé hier, suite à l’augmentation du prix des hydrocarbures, avec un baril de brut qui avoisine les 90$ et surtout à la baisse de la parité euro dollar, les prix à la pompe vont à nouveau augmenter début janvier.
La pilule sera dure à avaler pour les concessionnaires automobile, qui en plus de perdre la prime à la casse du gouvernement, vont devoir faire avec une augmentation de 6 centimes pour le « sans plomb » qui passera à 1,48€, le prix du gasoil va progresser de 4 centimes soit 1,13€, les professionnels de la route (transporteurs, ambulanciers, commerciaux…) vont eux aussi voir leurs marges s’affaisser.
Les ménages devront aussi se serrer la ceinture, avec une bouteille de gaz, qui atteint le nouveau record de 21,61€ la bouteille de 12,5 kg, prix jamais enregistré sur le département..
Sur cette « bonne nouvelle », nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.
- Super sans plomb : 1,48€ hausse de 4,23% (+6 centimes)
- Gasoil : 1,13€ hausse de 3,67% (+4 centimes)
- Gaz 12,5 kg : 21,61€ hausse de 8,69% (+1,72€)
Et c’est reparti pour une nouvelle éruption, la troisième depuis le début de l’année.
Ce nouvelle épisode a débuté hier matin aux alentours de 9 heures, la préfecture lance le dispositif d’alerte 1. Les crises sismiques se sont succédées jusqu’à l’éruption qui débutera vers 21h. La préfecture a donc fait fermer l’enclos ou une cinquantaine de randonneurs ont été priés de rebrousser chemin, par les forces de l’ordre.
Combien de temps va-t-il s’écouler avant que la préfecture décide de la réouverture du site pour les amoureux de belles images du volcan et tous les passionnés qu’ils soient touristes ou locaux ?
Une faille se serait ouverte sur le flanc sud du cratère principal, compte tenu de l’heure tardive du début de l’éruption, peu ou pas d’images sont pour l’instant disponibles et les informations ne sont que parcellaires dans l’immédiat.
Nous espérons pouvoir vous ramener des images dans les prochains jours, comme celles réalisées il y a deux mois lors de la précédente éruption…
Après les deux embellies que nous avons connu en septembre et novembre 2010, le prix des carburants repart à la hausse. Pour un litre de super sans plomb, il nous en coutera, à compter de demain, 1,42€ au lieu de 1,38€ soit une progression de 2,9%; pour le gasoil, son prix de vente passera de 1,05€ à 1,09€, soit une augmentation de 3,81% et enfin pour le gaz, la bouteille passe de 19,09€ à 19,89€ soit un bon de 4,19%.
En cause de ces augmentations, qui effacent en une fois le bénéfice des deux dernière diminution, l’augmentation du cours de la matière première et surtout le recul de l’euro face au dollar, suite aux difficultés de certains États membres, comme l’Irlande, le Portugal ou même l’Espagne.
Il n’en reste pas moins que la nouvelle est mauvaise à l’approche des fêtes, alors que le taux de chômage ne cesse de monter sur le département. Le cadeau de Noël du prefet et des importateurs pétroliers laisse un goût amère.
Après un hiver austral, où des records de pluviométrie on été enregistrés notamment dans le sud du département, depuis deux mois et l’arrivée de l’été austral, pas une goute d’eau ne tombe d’un ciel désespérément bleu
.
La sècheresse est de plus en plus marquée, il est à souhaiter que la large zone perturbée que nous apercevons, sur l’animation satellite, située au nord est des Mascareines, apporte un peu du précieux (car devenu rare) liquide sur nos terres desséchées par plus de deux mois de régime sec.
Les premières mesures d’économie d’eau devraient commencer dès la semaine prochaine, avec les restrictions habituelles, comme l’arrosage des jardins en souffrance ou le nettoyage des véhicules des particuliers. Les coupures d’eau dans la région sud commencent déjà.
Conclusion : de l’eau, oui, mais sans cyclone !!
L’année 2010 aura décidément eu de lourdes conséquences sur les familles réunionnaises détentrices des marques automobile françaises. Après le groupe CAILLE placé en procédure de sauvegarde par son PDG François CAILLE, les ennuis connus dès 2009, par le groupe FOUCQUE, semble bien avoir eu raison de la trésorerie d’une des grandes familles de l’économie locale.
Bien qu’aux dire des protagonistes rien ne soit encore signé définitivement, le groupe annonce déjà un plan de restructuration pouvant viser une soixantaine de personnes (sur 350). Il faut que la mariée soit belle, pour que la passassion est lieu dans de bonnes conditions, CMM du groupe CFAO, déjà importateur CITROEN en Afrique.
Le groupe FOUCQUE qui avait pris un nouvel essor dans les années 2000, a essuyé à cette même période des erreurs de gestion qui ont eu peu à peu raison de sa trésorerie, les accords passés in extrémiste avec les banques n’auront pas suffit à surmonter la crise du marché automobile.
Ces deux grands groupes locaux (FOUCQUE et CAILLE) pourraient changer de main dès le début de l’année 2011.
C’est fait depuis hier soir 19h, après un bon mois d’attente le Piton de la Fournaise est entré en éruption.
Cette dernière ne s’est pas produite comme attendu dans le cratère Dolomieu mais un peu plus au sud au niveau du site du château fort.
Depuis plusieurs semaines, le volcan jouait avec les nerfs des nombreux amateurs et observateurs, pètera, pètera pas, la cause est entendue !!
Dans l’immédiat, l’éruption n’est pas visible, ni du Pas de Bellecombe, ni du littoral du sud sauvage. La préfecture a déclenché l’alerte 2-2 du plan volcan hier soir à 20 h, l’accès à l’enclos et au chemins de randonnée reste fermé au public, les éboulements au sommet du cratère Dolomieu qui se sont produit au cours de la semaine ne laisse pas espérer un réouverture prochaine.
Merci à Nito pour cette vidéo que vous pouvez retrouver sur le site de l’association CHAT REUNION
Depuis lundi un immense incendie ravage les forêts endémiques des hauts de l’ouest. Les pompiers ne parviennent pas à maîtriser les sinistres qui ont d’ors et déjà réduit en cendre plus de 350 hectares de forêts au cœur du parc national.
Bien que le renfort des agents de l’ONF, des militaires, soient venus en soutien, rien n’y fait, le feu continue son œuvre destructrice. Ce sont essentiellement les branles et autres fleurs jaunes qui ont dans l’immédiat le plus souffert de l’incendie, mais la proximité des forêts de tamarins et de chryptomérias, déjà touchées, inquiète.
La préfecture a demandé des renforts de métropole et de Mayotte pour suppléer les équipes sur le terrain au bord de l’épuisement.
Sont touchés la zone du Piton Maïdo en direction du Grand Bénard (notre photo), les contreforts de Mafate, le site de la glacière, tous les chemins de randonnées du secteur sont bien évidemment fermés ainsi que les accès aux forêts du Maïdo et de la route forestière des tamarins.
La question « canadair » est sur toutes les lèvres, les cinq hélicoptères bombardier d’eau s’avèrent très largement insuffisants pour circonscrire les foyers attisés par un vent puissant qui souffle sur le secteur.
Après un hiver où la pluviométrie a atteint des records (notamment dans le sud de l’île) la pluie, qui serait le bienvenue, n’est malheureusement pas au rendez-vous pour seconder les équipes au sol. Les difficultés d’accès aux foyers compliquent considérablement le travail des pompiers, et les tranchées réalisées par les agents de l’ONF ne parviennent pas à freiner la progression des flammes.
Une partie des « Pitons et Remparts » classé depuis peu au Patrimoine Mondial de l’UNESCO est en danger, sans aller, pour le moment, jusqu’à annoncer une catastrophe environnementale majeure, les spécialistes annoncent déjà qu’il faudra pas moins de 15 ans pour reconstituer la végétation détruite par le feu ainsi qu’une surveillance de tous les instants pour empêcher les pestes végétales, comme l’ajonc de métropole, de prendre la place des espèces endémiques des sites concernés.
La solidarité gouvernementale n’est vraiment pas de mise avec l’équipe de Nicolas 1er. Ce qu’annonce l’un est quasi systématiquement contredit par l’autre.
Que ce soit concernant la circulaire pour l’expulsion des Roms (oui je mets une majuscule car ce peuple a non seulement le droit de citée mais aussi et surtout le droit au respect), ou bien pour un problème qui nous touche de plus près, à savoir la défiscalisation dans les DOM, l’ancien magicien de Jacques CHIRAC (François BAROUIN, que d’aucun surnommait Harry POTTER) qui nous annonce que les DOM-TOM ne seront pas touché par les restrictions budgétaires apposées aux niches fiscales, contredit une semaine après par Christine LAGARDE .
Si cette dernière a le dernier mot, l’économie réunionnaise va continuer à s’enfoncer dans un marasme économique, privée des fonds d’investissements qui lui permette de compenser l’éloignement et la concurrence des pays de la zone.
Pour le BTP déjà mis à mal par le coup de frein porté à la commande publique, mais aussi la production locale qui verra le coût de son investissement productif progresser de 10%, l’annonce, si elle est confirmée, entraînera dans son sillage, une forte dégradation de l’emploi, déjà mis à mal par une crise sans précédent.
Les grands groupes locaux sont déjà dans le rouge, pour certains, et sans cette manne financière, l’investissement à la Réunion va se réduire à « peau de chagrin », venant se rajouter à la morosité ambiante.








WRI