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Archive pour la catégorie ‘Economie Finances’

Zeop opérateur fibre optique

L’opérateur internet alternatif ZEOP, le seul aujourd’hui à avoir miser sur la fibre optique, n’a malheureusement pas la fibre commerciale.

A la Réunion, où le coût de la vie pèse entre 20 et 100% plus cher qu’en métropole, l’idée d’installer de la liaison à très haut débit pour les particuliers, en s’appuyant sur la fibre optique, technologie permettant d’accéder à un débit descendant (téléchargement) de 30 Mb au maximum, aurait pu être attractive, si le prix n’en était pas rédhibitoire.

En effet pour bénéficier de cette offre, il en coute 74 € / mois pour seulement 30 Go de téléchargement et 3€ pour le giga supplémentaire (sans plafond), quand on sait que la télévision fait parti de l’offre, le tarif proposé par ZEOP perd l’essentiel de son attractivité.

Enfin avec un déploiement, du fait de l’investissement lourd indispensable, très limité au niveau des secteurs géographiques couverts, finit de compliquer considérablement la pénétration de la marque sur le marché local.

Résultat, le tribunal a prononcé hier la mise en « redressement judiciaire » d’INTERCABLE REUNION. le nouveau chalenge pour les dirigeants qui doivent trouver LA solution pour éponger un passif de 22 millions d’euros avant la fin décembre, apparait comme compliqué, compte tenu de la conjoncture économique qui a déjà mis à mal plusieurs groupes réunionnais, parmi les plus gros comme le groupe CAILLE ou le groupe FOUCQUE.

Dommage pour les internautes, qui auraient pu gouter au très haut débit, ce qu’aucun autre opérateur de la place n’est capable d’offrir à ce jour.

Image issue de www.jounalauto.com

Le groupe CAILLE, et son président François CAILLE, étaient  à nouveau sous les feux de la rampe hier, au tribunal de commerce de Saint Denis.

Deuxième étape de la mise en procédure de sauvegarde de l’ensemble des sociétés du groupe, le rendez vous d’hier, suivant les sources autorisées, était plutôt morose, à l’instar du moral économique du département.

Trois sociétés, GUEST (anciennement DINDAR confort), C2M (multimédia) et CAP MASCAREIGNES (fabrication de bateau) ont d’ors et déjà été placées en procédure de liquidation, faute de repreneurs.

Nombre d’observateurs économiques redoutent l’effet domino que risque d’engendrer la déroute du groupe CAILLE, un des grands groupes réunionnais, même si les fournisseurs locaux tentent de jouer le jeu, plusieurs d’entre eux redoutent les impayés ou les étalements de dettes sur le moyen terme.

La diversification « tout azimut » opérée par la Direction Générale du groupe, dans un contexte économique compliqué, a eu raison de la trésorerie des enseignes représentatives de la marque CAILLE.

Une mauvaise nouvelle pour les affiliés de la grande distribution, passés l’an dernier sous l’égide de LEADER PRICE, dont les linéaires sont tristement vides et qui peinent à sortir la tête de l’eau, sachant que cette enseigne fonctionne presque exclusivement avec des produits importés par la centrale d’achats du groupe (SODEXPRO), historiquement montée pour alimenter le réseau CHAMPION / SHOPI / DIA.

Les importateurs et producteurs locaux qui ont déjà souffert des manœuvres de la grande distribution, l’année dernière, avec l’arrivée de LECLERC et la transformation des l’enseignes CHAMPION et DIA% en LEADER PRICE, attendent plus que tout autre, la dernière étape de ce nouveau chalenge pour l’ancien « patron des patrons » réunionnais.

S R P P

C’est annoncé par la préfecture, les carburants redémarrent à la hausse. A compter de demain, il faudra débourser 1,44€ pour un litre de super contre 1,36 aujourd’hui, 1,09€ pour le gasoil contre 1,06 enfin la bouteille de gaz prendra 1€ d’augmentation. Ce qui fait une progression de  5,88% pour le super, 2,83% pour le gasoil et 5,41% pour le gaz.

Les pétroliers vont pouvoir renouer avec leur marge bénéficiaire, pendant que les usagers vont encore perdre du pouvoir d’achat.

En plus de l’inter-syndicale qui appelle à la mobilisation contre la réforme des retraites, on pourrait bien voir apparaître le spectre des blocages routiers par des professionnels de la route en colère, comme ce fut le cas en novembre 2008, dans une conjoncture de crise, ces derniers voit leurs charges continuer à progresser alors que les affaires restent moroses.

Entre le goût amer laissé par la prestation de l’équipe de France de football, l’annonce de l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, que des bonnes nouvelles au programme de ce joli mois de juin …

hausse a la pompe

La nouvelle était attendue depuis plusieurs semaines et annoncée depuis le début de la semaine, c’est désormais chose faite, les prix du carburant augmentent à compter d’aujourd’hui.

Le nouveau préfet, Michel LALANDE, a néanmoins décidé de modérer la hausse réclamée par les pétroliers. Le gasoil progresse de 6 centimes, le prix du sans plomb de 7 centimes et la bouteille de gaz de 50 centimes. Ce sont respectivement des progressions de 6,12%, 4,43% et 2,78% pour le gaz.

Il est vrai que les réunionnais, une fois n’est pas coutume, ont pu utiliser des carburants durant plusieurs mois avec un des niveaux de prix les plus bas de France, il était évidemment impensable que cette situation perdure.

En parallèle, le dernier relevé de prix de l’observatoire annonce une progression pouvant dépasser les 15% sur les produits locaux. La production « péï »,  mise à mal par l’option choisie l’an dernier par un certain nombre d’enseignes de la grande distribution, dans la foulée de l’arrivé du géant LECLERC, de démultiplier les importations.

Tout cela n’a rien de réjouissant pour la population, dont le moral n’est pas au beau fixe, et qui doit déjà faire face à une montée du chômage, un début d’épidémie de chikungunya.

Il en est de même pour les professionnels de la route, qui ont conservé un ballon d’oxygène avec le prix bas du gasoil, durant tout l’exercice 2009. Une nouvelle hausse est d’ors et déjà programmée pour le mois de juin, sauf si la parité euro dollar inversait la tendance, ou que, contre toute attente, le prix de baril de pétrole brut venait chuter.

François CAILLE, PDG du groupe CAILLE

Hier, François CAILLE, comme annoncé dans notre billet précédent, a déposé une procédure de sauvegarde pour son groupe, mis à mal par la crise financière qui a miné l’économie notamment dans les secteurs porteurs du groupe, à savoir, l’automobile et la grande distribution.

Un coup de poker pour le groupe, qui aurait pu, avec une réponse défavorable du tribunal, se retrouver en redressement judiciaire. François CAILLE dans une interview au quotidien annonce qu’il n’y aura pas de plan de licenciement dans les sociétés placées en sauvegarde, mais quelques « réajustements à la marge », il n’en sera pas de même pour les sept sociétés du groupe, jugé non viables ni stratégiques, qui ont été placées en redressement, notamment le pôle meubles racheté à Dindar, juste avant le début de la crise.

En marge de cette décision, François CAILLE a jugé préférable de démissionner de son mandat de président du MEDEF, cette fonction n’étant, à ses yeux, pas compatible avec la situation actuelle de son groupe. L’ex-patron des patrons va pouvoir se consacrer pleinement au redressement des sociétés leader de son groupe.

Il est impensable d’imaginer l’échec de cette procédure, celui-ci entrainerait des concentrations dans certains secteurs, comme l’automobile et la grande distribution, avec la naissance de position pratiquement monopolistique pour VINDEMIA dans la grande distribution, mais qui de toute façon serait en peine à l’heure actuelle, pour intégrer la logistique de LEADER PRICE, ou GBH pour l’automobile, groupe lui aussi mis à mal durant les mouvements sociaux antillais de février mars 2008.

Francois CAILLE

Aujourd’hui François CAILLE, PDG du groupe portant son nom, devrait déposer, devant le tribunal de commerce, une demande de procédure de sauvegarde pour son groupe.

Les comptes de la majorité des filiales du groupe, un des plus conséquent de la Réunion, sont dans le rouge, la crise mondiale, notamment dans le secteur automobile, ont mis à mal ce géant local.

Le groupe CAILLE c’est, évidemment, PEUGEOT, société historique et porte-drapeau du groupe, mais aussi la master-franchise LEADER PRICE, HG Automobile, les enseignes développées par Dindar, racheté il y a quelques temps, SNTM société de transport …

Le prêt de 18 millions, accordé par les banques de la place, l’an dernier, n’aura pas permis au groupe de François CAILLE, de sortir la tête de l’eau. Pire encore les échéances à rembourser tous les mois, sont un frein aux commandes du groupe.

Cette procédure, si elle est acceptée par le tribunal, est le dernier recours avant la cessation de paiement et la mise en redressement judiciaire, ou pire encore la liquidation. Un coup dur pour le charismatique patron des patrons réunionnais (président du CNPF).

La centrale d’achats, SODEXPRO, subit aussi les difficultés d’approvisionnement du groupe, et les anciens magasins CHAMPION, devenu LEADER PRICE souffrent du manque de produits à mettre dans les rayons. Cette nouvelle est aussi un coup dur pour toutes les sociétés liées commercialement au groupe, comme la Famille HOW-CHOONG propriétaire des nouveaux entrepôts frigorifiques de Pierrefonds LOGISTISUD, avec lequel CAILLE GRANDE DISTRIBUTION sous-traite le stockage et la préparation de commande de ses magasins.

Heureusement pour les franchisés LEADER PRICE, la marque appartenant au groupe CASINO France est, par ailleurs, représenté sur l’île par VINDEMIA (SCORE, JUMBO, VIVAL, SAPRIM, SDM, SORECOM…), ce qui pourrait permettre une échappatoire, qui redonnerait à VINDEMIA (ex-BOURBON) son leadership dans la grande distribution.

Le tribunal devra statuer, plusieurs milliers d’emploi sont dans la balance, rien que dans le groupe, ajoutés aux emplois induits des sociétés dont le développement est intimement lié au devenir du groupe. François CAILLE, à l’instar du groupe FOUCQUE, devra-t-il faire appel à un nouvel actionnariat ? Une page économique de l’île se tourne actuellement et les grandes familles qui détenaient les principaux engrenages, sont aux abois.

A lire sur le même sujet : clicanoozinfo974 Le Quotidien

S R P P

La réquisition du préfet, hier matin à la SRPP, faisant reprendre le service minimum et par là-même une partie des livraison de stations services, a probablement accélérer la signature du protocole de fin de grève qui frappait la Société Réunionnaise de Produits Pétroliers.

Le réapprovisionnement de l’ensemble des stations services reprendra dès aujourd’hui.

Les grévistes ont obtenu une bonne part de leurs revendications, avec notamment, la revalorisation du point pétrole, qui apporte aux salariés un boni de 0.5% et une augmentation de 1.4% à compter du 1er avril. Nul doute que la direction et le préfet se sont mis d’accord sur le montant de la prochaine augmentation des carburants, mais bien évidemment, à la veille d’un scrutin régional, cette dernière ne sera annoncée,  qu’à l’issue de cette échéance.

Si cette hypothèse se confirme, pétroliers comme salariés auront gagné et, comme à l’accoutumé, les automobilistes seront les grands perdants de ce conflit.

Pierre Henri MACCIONI, préfet de la Réunion a décidé hier de mettre un coup d’arrêt au gel du prix des carburants. Mauvaise surprise pour les usagers et les professionnels de la route, les prix augmenteront à la pompe de 3 centimes.

Ainsi le super et le gaz oil passeront demain, respectivement à 1,29 € et 0,98 €, le prix de la bouteille de gaz reste inchangé à 18 €.

Même si nous sommes encore loin de la flambée de juillet 2008, le retour des prix à la hausse et surtout la libéralisation progressive des prix des carburants a de quoi inquiéter quand on connait la gourmandise des pétroliers locaux en la matière.

On peut s’attendre à des files d’attente record dans les stations aujourd’hui.

Le préfet a finalement tranché, après plusieurs semaine d’hésitation, l’augmentation attendue aura bien lieu à partir de mardi prochain (15 septembre). Le sans plomb subira une hausse, que le préfet estime modérée, de 6 centimes alors que le prix du gasoil, quant à lui, progressera de 2 centimes, amenant les prix respectivement à 1,26 euro le litre pour le super et 0,95 euro pour le gasoil.

Il est probable que les prix subiront une nouvelle hausse avant la fin de l’année. Une bien mauvaise nouvelle tant pour les automobilistes que pour les entreprises (hors SRPP). La nouvelle va certainement entrainer des files d’attente aux stations services ce week end.

Parallèlement à cette augmentation « modérée », le président SARKOSY a dévoilé hier les contours de la taxe carbone, qui entrera en application dès 2010. Cette dernière a été fixée a 17 euros la tonne de CO² émise. Le transport routier, sans alternative à la Réunion, attend avec impatience de savoir à quelle sauce il sera mangé. Nul doute que les syndicats des professionnels de la route vont mettre en place des actions pour interpeler les pouvoirs publics sur les difficultés que vont engendrer ces deux mauvaises nouvelles. Cela promet de l’action pour la fin de l’année.

La grippe A ne suffira pas à endormir les velléités des entreprises déjà meurtries par la crise et la récession qui frappe durement le département.

L’accord signé entre le MEDEF et le COSPAR a été élargit à l’ensemble des sociétés réunionnaises. Déjà mis en application dans les entreprises adhérentes du MEDEF depuis le 1er mai, la publication au J.O. hier oblige toutes les entreprises de la Réunion, y compris celles adhérentes de la CGPME, qui s’étaient prononcées contre cet accord, y préférant une généralisation aux PME-TPE d’un accord de participation.

Moralité tous les pans de l’économie locale devront mettre la main à la poche.

Le bonus exceptionnel allant de 50 à 60 euros, suivant le niveau de salaire, sera versé à compter du 1er août à l’ensemble des salariés du privé percevant jusqu’à 2.13 SMIC. soit 2 209.94€ brut. La première tranche de salariés perçoit en plus des 50 euros de bonus versé par l’entreprise, le RSTA (Revenu Supplémentaire Temporaire d’Activité). Ce dispositif durera jusqu’à décembre 2011.

Bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des ménages, mais elle est forcément moins bonne pour les entreprises, qui déjà durement touchées par la crise et qui, par ailleurs doivent faire face à la pandémie de grippe A h1n1, avec des surcoûts probables liés à l’embauche d’intérimaires pour remplacer les salariés malades.

La Banque de la Réunion a annoncé une perte de près de 50 millions pour le premier semestre 2009, l’intégration de la banque locale, ancienne filiale du Crédit Lyonnais, au pôle Caisse d’Epargne, tout comme la BRED (banques populaires) et la SOFIDER, n’arrange pas son statuts de banque d’affaire, avec une commission de crédit frileuse, une méconnaissance des clients et du tissus local pour la direction métropolitaine qui entérine (ou pas) chaque dossier.

Du coup les investisseurs locaux, devant les délais de traitement anormalement long et les demandes de pièces justificatives à rallonge ont tendance à aller « voir ailleurs ». Cet état de fait n’arrange pas les affaires de la petite banque locale cotée en bourse. La nouvelle direction doit donc relevé un « challenge » sur mesure, pour redorer son blason, déjà terni l’an dernier par une grève à rallonge de ses employés. 

Les prévisions font état d’un perte prévisionnelle de 150 millions d’euros pour l’exercice 2009. Qui va bien vouloir lui prêter de l’argent avec un tel compte de résultat :)

Les aspirations légitimes de la population, concrétisées lors du mouvement « COSPAR » de mars-avril dernier, qui ont bousculé les habitudes de la grande distribution locale, commencent à avoir des effets pernicieux.

L’enseigne LECLERC, prochainement suivi par LEADER PRICE, a décidé, comme en métropole, de baser sa communication sur l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Afin de pouvoir afficher des prix plus bas, ces enseignes, à l’instar de leurs homologues antillais, commencent à pratiquer le « tout import ».

L’économie locale, avec ses filières structurées, vont voir leur production respective fondre comme neige au soleil et la charte de bonne conduite implicite, envers la production « péi », qui était de mise avec les enseignes JUMBO, SCORE, CHAMPION, CARREFOUR… tomber dans l’oubli.

Les ménages, en ces temps de crise, voit l’effet d’aubaine, mais qu’en sera-t-il quand les usines de production vont devoir revoir leurs effectifs à la baisse pour cause de carnets de commande vides ?

Les prix dans nos supermarché seront au plus bas, mais le nombre de chômeurs risque d’exploser dans les mois à venir. La circulaire du groupe CAILLE, dont nous vous parlions dans notre billet du mois de juin, qui annonçait aux producteurs locaux et aux importateurs de la place, que les enseignes CHAMPION, du fait de leur passage LEADER PRICE, arrêteraient toutes relation commerciale à compter du mois de juillet, la charte de l’enseigne interdisant les marques nationales ou locales au détriment de marques propres (MDD) et premiers prix. dans leurs magasins.

Ces enseignes (LEADER PRICE et LECLERC) vont à terme lancer des appels d’offre pour la productions de MDD (voir « reflet des îles ») mais il n’empêche que des grands de la place, comme AVICOM et ses volailles « péi », CILAM (YOPLAIT – PITON DES NEIGES) ou SORELAIT (DANONE) avec leurs produits laitiers, issus pour une grande part des coopératives laitières de la Plaine des Cafres, ou encore le Coca Cola fabriqué par BDB (Brasserie de Bourbon) dans les usines réunionnaises, vont voir leur production revue à la baisse et se trouver dans l’obligation, pour équilibrer leurs comptes, d’avoir recours à des plans de restructuration, pour ne pas finir cloués au pilori du « pouvoir d’achat ».

Si ces pratiques se confirment elles risquent de mettre à mal l’ensemble des filières agricoles et économiques de la Réunion, faisant passer le Pôle Emploi au rang de plus grand recruteur du département…

Le préfet a décidé de surseoir à l’augmentation des carburants du 1er août. Le gasoil, le sans plomb et le FOD n’ont pas vu leurs prix progresser depuis le 1er mars et, une fois n’est pas coutume, les réunionnais payent leurs carburants moins chers qu’en métropole.

Néanmoins, devant la progression du cours du brut, qui est passé de 35$ a plus de 70$ entre février et juin, il est évident que la préfecture va revoir les tarifs à la hausse. Pourtant les commissions qui ont étudié la formation des prix et des marges de chaque maillon de la chaîne jusqu’à la tarification a la pompe, ont toutes notées un manque de transparence sur les composantes des prix de revient.

Les pétroliers, devant tant « d’injustice » :) , demandent à l’État de prendre en charge le manque à gagner, du fait du gel des tarifs décidé par le préfet à la suite des mouvements sociaux de mars dernier (voir nos articles).

En tout état de cause, il est plus que probable que les prix à la pompe vont subir une augmentation substantielle à partir du 1er octobre.

Décidément rien ne va plus dans les groupes automobiles locaux. Après le groupe FOUCQUE, en grande difficulté financière depuis plusieurs mois, ne parvenant plus à sortir ses véhicules des parc sous douanes (en attente de dédouanement), ni meme à faire rentrer de nouveaux modèle à la Réunion, c’est au tour du groupe CAILLE, de laisser des plumes dans la traversée de la crise financière qui touche de plus en plus le département.

Les branches automobiles et BTP du groupe sont les plus touchées, mais par voie de conséquence, le secteur de la grande distribution, ou le groupe continue à avoir l’ambition d’être le seul acteur local du groupe CASINO, en tant que « master franchiser », avec les enseignes LEADER PRICE, CASINO et pourquoi pas JUMBO et SCORE.

Le résultat de la procédure de conciliation, qui n’aura duré qu’un mois, va-t-il permettre à François CAILLE de remonter la pente ?
Il semble que oui.

Dans un premier temps, la renégociation des dettes du groupe avec les créanciers, par échelonnement des paiements et remises consentie par les créanciers pour l’apurement de la dette, et dans un second temps, un prêt exceptionnel de 18 millions d’euros, accordé par les banques de la place, pour une durée de 18 mois, sous forme de facilité de caisse. De quoi se préparer à un certain nombre de boulversements dans l’un des plus gros groupe de l’île.

La justice a tranché en faveur du patron des patron réunionnais. CARREFOUR débouté dans son action visant la rupture de contrat. Entre les anciens associés de la grande distribution Françcois CAILLE et Bernard HAYOT la rupture est désormais consommée !! François CAILLE qui avait fait venir Bernard HAYOT, quand le PDG du groupe CAILLE a décidé de se lancer dans l’activité grande distribution, afin de lancer l’enseigne EUROMARCHE, a eu par la suite bien des soucis avec son homologue antillais. En effet non content de récupéré l’hypermarché pour son propre compte, Bernard HAYOT, une fois implanté a repris RENAULT, faisait une concurrence ouverte à PEUGEOT (groupe CAILLE), puis s’est implanté dans l’agro-alimentaire en créant une unité de production de produits laitiers sous la marque nationale DANONE. Désormais la guerre des enseignes et des parts de marché fait rage entre les deux protagonistes. CAILLE espère avec le passage de ses magasins et de ses franchisé, et son accord avec le groupe CASINO (détenteur de LEADER PRICE), prendre le leadership local de la grande distribution. Cet accord prévoit-il la reprise des JUMBO et des SCORE, propriété de CASINO France par l’intermédiaire de la SAPRIM, racheté au groupe BOURBON lors du désengagement de ce dernier de la grande distribution ?

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