Archive pour la catégorie ‘Economie Finances’
En marge de l’augmentation des carburants, décidé par le préfet en accord avec les pétroliers, une réunion de négociation aura lieu lundi entre les transporteurs, la Région Réunion, la préfecture et les associations de consommateurs.
D’ores et déjà Didier ROBERT a fait savoir qu’il était prêt à remettre le différentiel de taxes perçues suite aux augmentations dans la corbeille des transporteurs comme cela avait été le cas suite au dernier mouvement de protestation.
Mais pour la population le compte n’y est pas et plusieurs associations, comme ARCP (alliance des réunionnais contre la pauvreté) de J.H. RATENON ou momon papa lé là, association caritative d’aide aux démunis et son charismatique président Patrick SAVATIER appellent à une mobilisation citoyenne au coté des transporteurs afin que les importantes baisses de pouvoir d’achat liées aux augmentations répétées des carburants cessent.
Dans un département où les réseaux de transport en commun sont, pour le moment, quasi inexistants dans certaines tranches horaires, et ingérables au niveau timing toute la journée, l’aternative au tout auto n’est qu’un leurre. Bien que quelques essais sur le co-voiturage aient été tentés, sans grands succès il faut l’avouer, il n’y a d’autres choix que le passage à la pompe.
Au delà de l’extinction de l’incendie de colère qui couve, il serait temps que nos élus prennent la mesure de la problématique, à quand des bornes de rechargement de voitures électrique, par exemple, quid des bio-carburant fabriqué à base de baguasse comme au Brésil …? Autant de question qui ne sont pas réellement à l’ordre du jour des instances qui nous « représentent ». La gestion dans l’urgence n’apporte jamais rien de bon, et le travail des politiques est de plus en plus décrié et ressemble étrangement à la maxime « il est urgent de ne rien faire ».
En attendant, il est peu probable que le face à face de lundi apporte quoi que ce soit de concret face au « ras le bol » de la population et des professionnels de la route, transporteurs, mais aussi taxiteurs, ambulancier, commerciaux …
Et en attendant « cabri y manz salad » et la contestation s’organise.
La préfecture a annoncé ce qui sera l’augmentation record du prix des carburants sur l’île. En effet à compter de mercredi pour remplir votre réservoir il vous en coutera :
1,29 € pour un litre de gasoil soit une augmentation de 4 cents ou 3.2%
1,66 € pour un litre de sans plomb soit une augmentation de 9 cents ou 5.73%
Il s’agit là de la deuxième augmentation de l’année, qui augure d’un passage à la pompe très difficile, d’autant que les tensions avec l’Iran devrait privilégier la progression du cours du brut mondial.
Cette envolée du tarif aura forcément des répercutions sur l’ensemble des prix à la consommation, parce que les transporteurs qui ne l’ont pas encore fait, vont mettre en place une surcharge carburant, comme les directives gouvernementales le demande, en direction de leur donneur d’ordre, qui ne manqueront pas de la répercuter sur le prix de vente final aux consommateurs. Cela aura aussi des répercutions sur les frais d’approche des produits importés, car les compagnies aériennes et les transporteurs maritimes vont en faire autant , ne pouvant adsorber seul cette dégradation de leur marge respective.
Voir l’article du JIR
D’un côté, on applaudit aux révoltes laïcs des peuple arabes en se gorgeant tous les soirs de cette nouvelle téléréalité qui a pour nom : La révolte de Tunis, de Bengazi, du Caire, de Sanaa, de Bahreïn, de Derra, de Damas… et on en passe… à laquelle s’accrochent de plus en plus de téléspectateurs à l’esprit critique en cours de dégradations graves et dirigées.
De l’autre, on débat de l’immigration, ou plutôt de l’islam et de la place dans la société de ceux qui adhèrent à cette confession. Tout simplement parce que, à l’approche des élections, il est de bon ton pour les prétendants au siège d’accompagner la doxa anti-islamique et anti arabe ; ce qui ne veut pas dire que les marionnettistes de perron ne se trompent pas sur leur conduite à tenir.
Nonobstant et à tout prendre, l’Occident politique aurait préféré le statuquo des dictatures en place qui ont eu, à ses yeux, le mérite de museler des peuples que plusieurs siècles de colonialisme n’ont pas réussi à faire. Accessoirement, ces dictatures représentaient, pour la forme, mais personne n’est dupe, un rempart contre le terrorisme.
Quand les caisses étaient pleines
Et pourtant, rappelons-nous les décennies 60 et 70, décennies durant lesquelles les caisses étaient pleines à craquer.
A qui devions-nous cette manne paradisiaque ? Nous sommes-nous seulement posé la question ?
- aux nombreux immigrés, principalement nord-africains, qui ont cotisé pour la retraite des Français sans en percevoir les bénéfices.
- aux nombreux immigrés qui ont cotisé aux fonds d’allocations familiales et sociales sans en percevoir les bénéfices. Et ne soulevons pas la prévention de la famille nombreuse car, à niveau de vie égale, le coefficient familial de la famille immigrée était le même que celui de la famille française.- aux nombreux immigrés qui ont cotisé aux ASSEDIC et autre Assurance Salaire sans en percevoir les bénéfices.
- aux nombreux immigrés qui ont cotisé, un peu plus tard, aux autres fonds de prélèvements obligatoires tels que la CSG, la CRDS…
- aux nombreux immigrés, anciens combattants « indigènes » car non français qui se sont battus aux côtés des Français durant les deux dernières guerres mondiales, et dont la retraite du combattant ou les pensions pour invalidités sont allées grossir les fonds d’indemnisation des soldats français.
Corvéable et malléable à volonté
Mais le plus important n’est pas là : Il a été dans la disponibilité d’une main d’œuvre immigrée corvéable et malléable à volonté, largement sous-payée, pour exécuter les travaux les plus pénibles, notamment dans les aciéries et les charbonnages, travaux que les Français, déjà à cette époque, ne voulaient pas exécuter. Le paradoxe étant que ceux-ci, les Français de France, refusant de travailler, bénéficiaient quand même des cotisations de celle-là, la main d’œuvre immigrée acceptant les tâches les plus dures.
Reste l’apport humain considérable d’une autre catégorie de personnes qui a tout donné pour la France : les « harkis ». Mais il s’agit là d’un autre problème, plus philosophique, sur lequel nous aurons bientôt l’occasion de nous entretenir.
Et nous ne parlerons pas de l’apport culturel des immigrés, apport culturel qui a aussi généré sa composante économique.
La polygamie, un droit français
C’est alors que les plus coriaces, que ces vérités n’interpellent même pas, vont sortir leur avant-dernière cartouche : la polygamie et les avantages sociaux des foyers multiples !
Mais là encore la forfaiture fera long feu. Car il faut exclure, de ceux qui sont dans cette configuration, les clandestins qui n’ont pas de possibilités administratives de se faire établir des dossiers d’attribution, ça va de soi. Reste quelques foyers d’immigrés qui, pour la première fois, sont pris à défaut, mais avec la tolérance coupable, pour ne pas dire complice, de la France qui ferme les yeux, car on ne nous fera pas croire qu’avec le croisement des fichiers informatiques, on ne puisse pas en deux clicks deux mouvements débusquer les fraudeurs.
Mais il s’agit là, somme toute, que d’une argutie, car seuls les Français « français ! » peuvent se prévaloir des foyers multiples issus de la polygamie. Les Français polygames le sont par application de la loi française dans le cadre de la fédération de droits qu’est la France. Eh oui, la polygamie est un droit bien français ! Et ces Français-là, qui ont bénéficié de ce statut, sont des centaines de fois plus nombreux que les immigrés.
Une petite précision pour la bonne compréhension de cette particularité française : les immigrés musulmans ne peuvent se revendiquer de la polygamie qu’ils ont acquise dans le cadre d’un droit étranger ; seul le droit français peut leur octroyer le bénéfice de cette normalité (article 75 de la constitution française).
Les immigrés
ne fréquentent pas les banlieues
Dernière et ultime cartouche de ces forcenés de la stigmatisation : Les immigrés ont fait des banlieues des zones de non-droit et de trafic de drogues. Ce sont donc des délinquants qui sèment la terreur !
Et bien, une fois encore ceux-là ont tout faux. Nous n’allons que survoler la question car nous la développerons dans un futur billet.
D’abord, les immigrés sont très peu nombreux, mais vraiment très peu nombreux à vivre dans les banlieues, car ce sont les premiers à craindre les violences qu’elles génèrent. Et puis, par peur d’être assimilés aux voyous des banlieues, les immigrés sont les premiers à les fuir par instinct et par raison.
Réfléchissons un peu : ils ont quitté leurs ghettos, africains pour la plupart d’entre eux, au prix d’énormes sacrifices pécuniaires, mais aussi physiques et affectifs, et au risque de leur vie ; ils ont réussi à obtenir légalement un travail bien payé (qui peut faire vivre plusieurs familles entières et nombreuses de leur pays d’origine) et le droit de rester temporairement (comme travailleurs ou dans le cadre du regroupement familial) ou définitivement (après avoir convolé en justes noces, entre autres possibilités). L’Eldorado en somme ! Alors, comment peut-on penser un seul instant qu’ils se risqueraient à tout perdre en faisant ne serait-ce qu’un petit faux pas. Non, en vérité, la délinquance n’est absolument pas le fait des immigrés.
Et malgré tous ses apports fructueux, la chasse aux immigrés, plus précisément aux immigrés musulmans, pour ne pas dire aux «arabes» n’ayons pas peur des mots, est ouverte.
Une cathédrale d’hypocrisie
Débattre de l’immigration c’est, à tous égards confondus et avec une cathédrale d’hypocrisie, manifester sous couvert des graves problèmes que sont le chômage et la délinquance, le ressentiment de l’Occident envers le Maghreb et l’Afrique noire et, à un moindre titre, le Moyen-Orient. Pourquoi tant de haine ? Nous y reviendrons en détail dans un prochain billet.
Mais plutôt que de se dévoyer à débattre du chômage sur le paletot des immigrés, nos dirigeants s ne sauraient-ils pas plus éveillés de débattre sur l’apport de l’immigration dans la conjoncture économique actuelle.
En préalable, il nous faut préciser une évidence : rien ne sert de développer une manufacture de quelque qualité qu’elle soit sans la maîtrise de la matière première la constituant. Les industries qui fournissent cette matière première sont, pour les plus importantes, les aciéries et les charbonnages ; industries qui sont les plus demandeuses de main-d’œuvre et qui se sont délocalisées à l’Est suite à la pénurie organisée de cette dernière sur le sol français.
Les immigrés feront baisser le pourcentage du chômage
Cette même main-d’œuvre s’est encore raréfiée. Alors, comment demander aux patrons et à leurs actionnaires toujours plus exigeants, de réintégrer leurs pénates ? Mission impossible si ce n’est en faisant appel à la main d’œuvre immigrée qui seule pourra assurer le patronat d’un quota ouvrier suffisant et dévoué. Et que l’on ne vienne pas nous dire que cela augmentera le nombre de chômeurs, bien au contraire, car tous les immigrés employés dans les aciéries et les charbonnages ne changeront rien au nombre intrinsèque de chômeurs en France, puisque ces derniers ne seront jamais candidats à leur place, mais par contre, cette immigration diminuera le pourcentage du chômage en France. Question de mathématique ! mais aussi alimenteront les caisses d’assurances retraites, sociales et médicales de plus en plus en rupture de cotisants.
Et nous ne parlons pas des éboueurs, des égoutiers, des coffreurs… qui, s’ils devaient demain quitter le territoire, poseraient le problème de leur remplacement.
Nous ne citons pas non plus tous ces infirmiers, médecins, ingénieurs en informatique et autres technologies avancées, que l’on débauche sans scrupules de leurs pays d’origine parce que le notre se vide de sa matière grise ! Remarquons que le nouveau monde et certains pays plus avancés qu’ils ne le paraissent font la même chose avec nous. Et oui, on a oublié l’adage qui recommande de ne pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’on nous fasse.
Retour au point de départ
Bizarrement, on revient au point de départ, des dizaines d’années en arrière, dans les années 60 et 70.
L’alternative est là, et certains l’ont soufflée à demi-mots en parlant d’ « immigration choisie » pour ne pas froisser la partie du bon peuple français dont la xénophobie viscérale est considérée comme l’alliée objective de certains candidats aux prochaines échéances électorales.
Reste les clandestin, qui n’est pas un problème en lui-même, tout simplement parce que de deux choses l’une : soit ils se trouvent régularisés et rejoignent la catégorie des immigrés, soit ils ne sont pas intégrés et devront être reconduits à la frontière.
Et bien osons aller plus loin en accueillant avec gentillesse ces immigrés qui nous font tant défaut. Pour cela commençons d’abord, comme le dit Marine Lepen, à changer nos habitudes envers les étrangers et apprenons à les accueillir avec le respect et la fraternité qu’on leur doit, car, rappelons-le, ce sont eux qui font quant même et toujours fonctionner notre dernière et première grande industrie nationale qu’est le tourisme.
Jipsan
NOTA BENE :
* un étranger devient un clandestin lorsque son visa est échu
* un immigré devient un Français lorsqu’il est naturalisé
* un clandestin ne fait partie d’aucune des deux catégories ci-dessus.
On prend les mêmes et on recommence, depuis vendredi soir, les salariés « nantis » de la Séchilienne, qui émargent à des salaires qui pourraient faire pâlir de jalousie, des cadres du secteur privé, ont décidé de passer à l’action.
Quelle action me direz vous, celle de prendre en otage l’ensemble de la population réunionnaise.
Loin de moi l’idée de vilipender un droit de grève inaliénable, mais alors que le taux de chômage, sur le département, ne cesse de progresser, je trouve, personnellement, indécent qu’une poignée de salariés paralysent l’île par leur exaction et la préfecture devrait aller au delà des simples courriers de réquisition, que la plupart des salariés refusent, devra-t-on attendre qu’il y ait mort d’homme (dialysés, insuffisants cardiaques ou pulmonaires…) pour que des décisions soient prises ?
EDF, monopole en distribution d’énergie à la Réunion, ne met pas son obligation de moyens en œuvre, sous traitant 60% de la production nécessaire au besoin d’alimentation des particuliers et des entreprises, dans les mains d’une seule société la Séchilienne SIDEC, avec un pouvoir de nuisance que nous commençons à apercevoir.
Pour la deuxième fois cette année, nous nous retrouvons avec des coupures excédant les trois heures d’affilé (dans le sud), avec non seulement les inconvénients d’un éclairage à la bougie, mais aussi des denrées alimentaires stockées dans nos congélateurs qui se retrouvent en rupture de chaîne de froid et qu’il faut cuire ou détruire, des appareils électroniques (matériel informatique, électroménager) qui « grillent » par les coupures intempestives et remises en électricité sans préavis.
Il n’est évidemment pas question d’adresser la facture à EDF… et pourquoi pas d’ailleurs, puisque en position de monopole, nous n’avons pas le droit de produire et d’utiliser notre propre électricité, nombre de personnes s’équiperaient de panneaux photovoltaïques, d’éoliennes ou autres dispositifs, sur leurs toits afin de se dédouaner de l’obligation d’acheter avec EDF, dans le cas contraire.
En ces temps où les avantages fiscaux en faveur du photovoltaique sont réduits à peau de chagrin, il serait temps pour l’opérateur de revoir sa copie en terme de production.
Si cette situation perdurait, il serait temps que la population, par le biais des associations par exemple, fasse entendre sa voix et demande des comptes à EDF qui encaisse les abonnements en plus de la consommation en énergie, mais qui pris en défaut (rupture de contrat ?) ne rembourse pas ni les préjudices subit par ces dysfonctionnements ni même le prorata de l’abonnement sur les périodes de non alimentation.
N’hésitez pas à poster vos commentaires ou suggestions.
Il semble que, pour le quatrième mois consécutif, les prix à la pompe vont prendre un coup de chaud. Le gasoil pourrait subir une nouvelle augmentation de 4 cts. Les professionnels de la route et notamment les entreprises de transport, qui n’ont toujours pas obtenu la détaxe du carburant professionnel, risquent de perturber sensiblement la mobilité dans le département.
Les évènements géopolitiques au moyen orient et en Afrique du nord, sont la cause majeure de la flambée du cours du brut qui s’échangeait hier à plus de 105 $, après une augmentation annuelle en 2010 de l’ordre de 15%. Le prix est actuellement au plus haut depuis le cours historique de juillet 2008 ou il s’échangeait à plus de 145 $.
la colère monte et, forts des résultats de la dernière mobilisation en novembre 2008 qui avait permis de faire reculer le prix à la pompe, les « routiers » seront certainement tentés de « remettre le couvert ».
Il faut dire que les charges d’exploitation de ces derniers progressent à la vitesse des augmentations de carburant, car ajouter à celles-ci, il faut mettre le prix de pièces détachées qui elles aussi flambent, les normes drastiques qui font exploser le coûts des véhicules poids lourds neufs.
Dans le département, il n’existe pas d’alternative au transport routier de marchandises, pas de train, pas de transport fluvial ou maritime, la fiscalité spécifique devient insupportable pour ces professionnels qui permettent la circulation des biens et des personnes sur l’île.
Nombre de petites structures du BTP, nées des grands chantiers comme la route des tamarins, qui avaient investis souvent en défiscalisation, dans des poids lourds, ont choisi le transport pour amortir leurs investissements, sont obligés de les conserver au moins 5 ans avant de pouvoir éventuellement les céder. Cela avait conduit à une paupérisation des métiers du transport.
Aujourd’hui la survie de toute ces entreprises est en danger, mais il en est de même pour ceux qui en font profession depuis de nombreuses années, les regroupements et autres rachats vont s’opérer dans les mois à venir, la SNTM du groupe CAILLE pourrait être reprise par la Société INCANA (voir la presse d’hier) et, le cap des 5 années de défiscalisation passé, les nouveaux petits opérateurs pourraient être tentés de liquider leurs actifs, particulièrement couteux pour se recentrer sur un cœur de métier plus attractif.
Nous seront, quoi qu’il en soit, fixé dès la semaine prochaine
La valse des étiquettes continue sur sa lancée dans les station-services, à compter de mardi les pompes de gasoil afficheront un surcoût de 3 cents supplémentaires.
Si le prix du super sans plomb reste inchangé par rapport au mois dernier, le gasoil se négociera à 1.20€ le litre. Ce sont 75% des réunionnais qui seront touchés par cette nouvelle hausse, les professionnels de la route commencent d’ailleurs à s’échauffer, les transporteurs réitèrent leurs demandes de carburant détaxé pour leurs activités.
En plus des risques de coupures électriques, liées au mouvement de grève du personnel d’EDF et de la Séchilienne, nous ne sommes pas à l’abri de grosse perturbation sur notre réseau routier pour les mois à venir, le bras de fer semblant inéluctable.
Seule bonne nouvelle pour les ménages réunionnais, le prix de la bouteille de gaz baisse de 1.29 € par rapport à février, se négociant à compter de mardi à 20.14 € (si mes calculs sont bons
)
Les mouvements de révolte au Maghreb et au moyen orient sont la principale cause de ces augmentations, les risques d’embrasements, de la principale région productrice du précieux carburant, font que le cours du brut n’en finit pas de grimper, la seule embellie venant de la parité euro / dollar qui reste favorable aux échanges.
Il faut s’attendre à ce que cette situation perdure encore plusieurs mois avec une aggravation de la note qui vient amputer les ressources des ménages.
Le prix des carburants est reparti vers des sommets, la préfecture a annoncé une nouvelle hausse, dans le cadre de la révision mensuelle, à compter d’aujourd’hui.
Le coût du litre de gasoil progresse de 4 centimes à 1.17€,
Le prix du super sans plomb passe quant à lui de 1.48€ à 1.53€,
Le F.O.D. passe de 0.77€ à 0.81€
Il n’y a que la bouteille de gaz dont le prix recule de 0.18€ après l’augmentation spectaculaire du mois de janvier de +1.72€
Ajoutez à cela le prix des fruits et légumes qui va s’envoler après les fortes pluies des derniers jours qui ont ravagé la plupart des cultures maraichères, et tout est réuni, une nouvelle fois pour que le pouvoir d’achat des ménages s’effondre. Il est à craindre, que les professionnels de la route réfléchissent à la mise en place d’une surcharge carburant en pied de facture qui entrainera in facto une augmentation de l’ensemble des produits de consommation.
Nous nous rapprochons peu à peu des cours historiques du carburant du mois d’octobre 2008.
La nouvelle année ne fait que commencer et déjà les bonnes nouvelles se succèdent. Après le préfet qui a fait passer ses bons voeux, juste avant le réveillon pour annoncer que les hydrocarbures allaient augmenter pour le troisième mois consécutifs, avec un record battu pour la bouteille de gaz (voir l’article de la semaine dernière), c’est au tour de la CGT de nous rappeler à son bon souvenir, autour d’une revendication des salariés de la Séchilienne-Sidec, exploitant les usines thermiques du GOL et de BOIS ROUGE, qui rappelons le produisent 60% de l’électricité du département, de se mettre en grève pour demander un alignement sur la sur-rémunération des agent EDF.
La stratégie préférée des organisations syndicales de prendre en otage la population est en route.
Cette dernière déjà mise à mal par la crise et les destructions d’emplois qui en ont découlé, doit, en rentrant le soir, composer dans le « fénwar », ne surtout pas ouvrir frigo et congélateur sous peine de perdre le peu de denrées qu’ils contiennent, dormir sans même le soutien d’un ventilateur en plein coeur de l’été austral.
Quels sont les revendications de ses preneurs d’otages, certainement une demande urgente et impérative ? Et bien non, ces braves gens, qui, contrairement aux salariés des groupes CAILLE ou FOUCQUE qui tremblent pour savoir qui conservera son emploi et qui ira grossir les rangs des « chercheurs » (d’emploi), demandent à ce que leurs salaires soient alignés sur ceux des fonctionnaires avec une sur-rémunération allant de 20 à plus de 40%. On frise l’indécence quand on sait le pourcentage de la population qui vit de minimum sociaux.
Je ne mettrais pas en question le droit de grève, qui est et demeurera indispensable au bon équilibre des forces économiques en présence, mais je reste persuadé que la désaffection pour les syndicats est liée à ce genre d’actions, mises en place pour le profit d’un petit nombre au détriment de la majorité de la population. Est ce que ces grévistes accepteraient les contre-parties de la sur-rémunération, à savoir : le service minimum, les astreintes et autres petits inconvénients ?
En attendant « cabris i manz salade » et nous allons encore passer une soirée dans le noir et la moiteur pour que ces nantis du travail se sentent forts.
L’année 2011 n’a pas encore vu le jour et les mauvaises nouvelles commencent. La préfecture l’a annoncé hier, suite à l’augmentation du prix des hydrocarbures, avec un baril de brut qui avoisine les 90$ et surtout à la baisse de la parité euro dollar, les prix à la pompe vont à nouveau augmenter début janvier.
La pilule sera dure à avaler pour les concessionnaires automobile, qui en plus de perdre la prime à la casse du gouvernement, vont devoir faire avec une augmentation de 6 centimes pour le « sans plomb » qui passera à 1,48€, le prix du gasoil va progresser de 4 centimes soit 1,13€, les professionnels de la route (transporteurs, ambulanciers, commerciaux…) vont eux aussi voir leurs marges s’affaisser.
Les ménages devront aussi se serrer la ceinture, avec une bouteille de gaz, qui atteint le nouveau record de 21,61€ la bouteille de 12,5 kg, prix jamais enregistré sur le département..
Sur cette « bonne nouvelle », nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.
- Super sans plomb : 1,48€ hausse de 4,23% (+6 centimes)
- Gasoil : 1,13€ hausse de 3,67% (+4 centimes)
- Gaz 12,5 kg : 21,61€ hausse de 8,69% (+1,72€)
Après les deux embellies que nous avons connu en septembre et novembre 2010, le prix des carburants repart à la hausse. Pour un litre de super sans plomb, il nous en coutera, à compter de demain, 1,42€ au lieu de 1,38€ soit une progression de 2,9%; pour le gasoil, son prix de vente passera de 1,05€ à 1,09€, soit une augmentation de 3,81% et enfin pour le gaz, la bouteille passe de 19,09€ à 19,89€ soit un bon de 4,19%.
En cause de ces augmentations, qui effacent en une fois le bénéfice des deux dernière diminution, l’augmentation du cours de la matière première et surtout le recul de l’euro face au dollar, suite aux difficultés de certains États membres, comme l’Irlande, le Portugal ou même l’Espagne.
Il n’en reste pas moins que la nouvelle est mauvaise à l’approche des fêtes, alors que le taux de chômage ne cesse de monter sur le département. Le cadeau de Noël du prefet et des importateurs pétroliers laisse un goût amère.
L’année 2010 aura décidément eu de lourdes conséquences sur les familles réunionnaises détentrices des marques automobile françaises. Après le groupe CAILLE placé en procédure de sauvegarde par son PDG François CAILLE, les ennuis connus dès 2009, par le groupe FOUCQUE, semble bien avoir eu raison de la trésorerie d’une des grandes familles de l’économie locale.
Bien qu’aux dire des protagonistes rien ne soit encore signé définitivement, le groupe annonce déjà un plan de restructuration pouvant viser une soixantaine de personnes (sur 350). Il faut que la mariée soit belle, pour que la passassion est lieu dans de bonnes conditions, CMM du groupe CFAO, déjà importateur CITROEN en Afrique.
Le groupe FOUCQUE qui avait pris un nouvel essor dans les années 2000, a essuyé à cette même période des erreurs de gestion qui ont eu peu à peu raison de sa trésorerie, les accords passés in extrémiste avec les banques n’auront pas suffit à surmonter la crise du marché automobile.
Ces deux grands groupes locaux (FOUCQUE et CAILLE) pourraient changer de main dès le début de l’année 2011.
La préfecture a tranché, les carburants sont en baisse, même si cette baisse est minime, 2 centimes pour le super et le gasoil et 40 pour la bouteille de gaz, elle n’en reste pas moins une des bonnes nouvelles de la rentrée pour les ménages et pour les entreprises.
A compter de samedi, il en coutera 1,42 € pour un litre de super, 1,17 € pour un litre de gasoil et enfin 19,10 € pour la bouteille de gaz.
L’embellie pourrait être de courte durée, la prochaine révision tarifaire devant intervenir courant octobre, on s’achemine doucement vers un ajustement tarifaire mensuel, qui n’attend plus que sa confirmation au journal officiel. Actuellement les cours du brut sont stabilisés et la parité euro / dollar est de nouveau favorable; néanmoins les importateurs d’hydrocarbures, SRPP en tête, ne verrait probablement pas d’un bon œil plusieurs baisses successives.
La solidarité gouvernementale n’est vraiment pas de mise avec l’équipe de Nicolas 1er. Ce qu’annonce l’un est quasi systématiquement contredit par l’autre.
Que ce soit concernant la circulaire pour l’expulsion des Roms (oui je mets une majuscule car ce peuple a non seulement le droit de citée mais aussi et surtout le droit au respect), ou bien pour un problème qui nous touche de plus près, à savoir la défiscalisation dans les DOM, l’ancien magicien de Jacques CHIRAC (François BAROUIN, que d’aucun surnommait Harry POTTER) qui nous annonce que les DOM-TOM ne seront pas touché par les restrictions budgétaires apposées aux niches fiscales, contredit une semaine après par Christine LAGARDE .
Si cette dernière a le dernier mot, l’économie réunionnaise va continuer à s’enfoncer dans un marasme économique, privée des fonds d’investissements qui lui permette de compenser l’éloignement et la concurrence des pays de la zone.
Pour le BTP déjà mis à mal par le coup de frein porté à la commande publique, mais aussi la production locale qui verra le coût de son investissement productif progresser de 10%, l’annonce, si elle est confirmée, entraînera dans son sillage, une forte dégradation de l’emploi, déjà mis à mal par une crise sans précédent.
Les grands groupes locaux sont déjà dans le rouge, pour certains, et sans cette manne financière, l’investissement à la Réunion va se réduire à « peau de chagrin », venant se rajouter à la morosité ambiante.
Alors que le principal acteur de la réforme, Eric WOERTH, ne parvient pas à se dépêtrer des affaires politico-financière, le premier test des syndicats aura lieu aujourd’hui.
Quel sera l’ampleur du mouvement, dans un contexte social particulièrement difficile, mais aussi devant le fatalisme de plus en plus important de la population, nous auront une première réponse ce soir, au moment des décomptes des manifestants qui se seront mobiliser.
Une réforme des retraites est évidemment indispensable, mais le gouvernement a-t-il bien choisit le moment et la méthode pour avancer sur le chantier, la question est posée !!
L’opérateur internet alternatif ZEOP, le seul aujourd’hui à avoir miser sur la fibre optique, n’a malheureusement pas la fibre commerciale.
A la Réunion, où le coût de la vie pèse entre 20 et 100% plus cher qu’en métropole, l’idée d’installer de la liaison à très haut débit pour les particuliers, en s’appuyant sur la fibre optique, technologie permettant d’accéder à un débit descendant (téléchargement) de 30 Mb au maximum, aurait pu être attractive, si le prix n’en était pas rédhibitoire.
En effet pour bénéficier de cette offre, il en coute 74 € / mois pour seulement 30 Go de téléchargement et 3€ pour le giga supplémentaire (sans plafond), quand on sait que la télévision fait parti de l’offre, le tarif proposé par ZEOP perd l’essentiel de son attractivité.
Enfin avec un déploiement, du fait de l’investissement lourd indispensable, très limité au niveau des secteurs géographiques couverts, finit de compliquer considérablement la pénétration de la marque sur le marché local.
Résultat, le tribunal a prononcé hier la mise en « redressement judiciaire » d’INTERCABLE REUNION. le nouveau chalenge pour les dirigeants qui doivent trouver LA solution pour éponger un passif de 22 millions d’euros avant la fin décembre, apparait comme compliqué, compte tenu de la conjoncture économique qui a déjà mis à mal plusieurs groupes réunionnais, parmi les plus gros comme le groupe CAILLE ou le groupe FOUCQUE.
Dommage pour les internautes, qui auraient pu gouter au très haut débit, ce qu’aucun autre opérateur de la place n’est capable d’offrir à ce jour.








WRI