Archive pour la catégorie ‘culture et tradition’
Du symbole à l’idéologie
Quoi de plus anodin qu’un symbole ? Un châle par exemple, couvrant les cheveux ou entourant le visage. Et pourtant, lorsqu’il est pris au piège de la religiosité, ce symbole devient une arme. Le symbole est relatif car il n’est que la fabrication par l’homme d’une représentation abstraite, partielle et partiale de son environnement, tandis que l’idéologie est une vérité entière et absolue aux yeux de ceux qui l’ont forgée.
Tout dernièrement s’est tenu à Paris, à l’initiative de l’UMP et de son secrétaire général Jean-François Copé, un congrès dont le thème était «laïcité et identité» mais qui, en vérité, sous-entendait un débat sur le voile «islamique» et sur l’islam. Soulignons qu’il y avait si peu de participants que l’on se demande si les protagonistes n’auraient pas préféré y participer derrière une burqa afin qu’on ne les reconnût pas. Remarquons par ailleurs qu’un parti politique, partisan par définition, n’est pas l’organisme le mieux placé pour organiser un tel débat.
Mieux aurait valu un débat sur l’islam plutôt qu’un débat sur l’identité. Cela aurait été moins hypocrite. Toutefois les cartes étaient dangereusement faussées car, à l’idéologie du premier concept aurait été opposé les symboles du second. A la pureté de l’un, le blasphème de l’autre. Les instigateurs de ce débat l’ont bien compris. Ils ont eu peur de la confrontation et ont fait marche arrière. Il est plus aisé de discuter du profane que du sacré.
Quand à l’obligation de circuler à visage découvert dans les lieux publics, cela ne méritait même pas un débat car il va de soi que pour de simples raisons sécuritaires, le consensus français est pratiquement sans exception sur le sujet.
Quand la soutane de l’abbé Pierre n’était pas un problème
Lorsque la loi sur la laïcité a été votée en 1905, la soutane du prêtre séculier ne posait aucun problème. L’abbé Pierre l’a même arborée à l’assemblée nationale (il a été député de la nation française de 1945 à 1951). Et pourtant, c’était un signe hautement ostentatoire d’appartenance à une confession religieuse. Oui mais voilà, ces distinctions vestimentaires font parties des matrices disciplinaires et ancestrales de la représentation occidentale. Pensez… depuis que la cléricalisation s’est imposée en France ! Ce qui est curieux c’est que le «nombril-à-l’air», on s’y est aussi habitué. Et pourtant, il n’a pas l’ancienneté de la soutane. Mais il est vrai que cette mode n’est porteuse d’aucune obsession.
Rappelons aussi qu’il n’y a pas encore si longtemps, la France profonde, de la paysanne à la dévote, portait la coiffe ou le voile, et que jamais personne ne s’est récrié sur le sujet. Et pour cause, il s’agit dans ce cas d’une tradition bien française.
Par contre, le voile que portent les femmes musulmanes suscite de plus en plus un ressenti d’agression. De l’explication même fournie par Djalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, et assurément érudit plus averti en islamologie que les organisateurs de ce colloque, le voile n’est pas une obligation cultuelle mais une tradition vestimentaire culturelle arabe et bédouine en terre d’islam et il se trouve que parmi les immigrés, ces deux dernières catégories de personnes sont les plus représentées. Il est donc évident de dire que demain on croisera de plus en plus de voiles et qu’il faudra bien s’y faire.
Il est par ailleurs indéniable que la persistance de cette polémique autour du voile va voir, selon le sacro-saint principe d’Archimède appliqué à la psychologie, de plus en plus de musulmanes braver l’interdit…. (lire la suite de l’article de JipSan)
A l’initiative des anciens du « PIANO » à Saint Pierre, un cocktail musical privé est organisé ce vendredi 8 avril à partir de 19 heures dans la salle « les sales gosses » sur le front de mer de la capital sudiste.
Au programme de cette soirée, que nous espérons d’anthologie, du jazz et du funk, les musiciens seront sur scène et dans la salle.
Comme toute soirée « privée », celle-ci se fait uniquement sur réservation auprès de l’association « Musik Revival » que vous pouvez contacter au 0692.55.44.50.
Les places sont limités, et les amoureux de ce style de musique et de manifestation doivent se dépêcher de retirer leur passeport pour la soirée. Il n’y a que 400 places, qu’on se le dise !!!
Réservation : 0692.55.44.50 – Tarif unique 18€ cocktail et canapés compris
« Bienvenue au cocktail musical sur des notes impromptues, revivre l’air du temps, découvrir d’autres amoureux de la musique !! »
Au théâtre du Tampon
Le flamenco, vous connaissez ?
Oui , on en a vu à la télé, mais jamais en vrai !
Les élèves des établissements scolaires du Sud, de Saint-Joseph aux Avirons, ne pourront plus dire cela car jeudi dernier (17 février 2011), plus d’un millier d’entre eux a assisté au théâtre Luc Donat du Tampon à un spectacle éducatif de qualité ayant pour but de présenter le flamenco ; spectacle qui a été donné par deux artistes réunionnais : le guitariste David Hoarau et la danseuse Amalia, le premier enseignant la guitare au conservatoire national de région, et la seconde, enseignant le flamenco sur l’île de La Réunion.
Le duo était parfait, mais il lui manquait sa troisième dimension : le chant, car, ainsi que l’expliquait en préambule David Hoarau, une prestation flamenco est une trilogie : un chanteur, un danseur pour donner une forme visuelle au chant, et un guitariste pour les accompagner rythmiquement et harmoniquement. Malheureusement, il n’y a pas de chanteur flamenco dans notre île. Mais ce n’était que moindre mal car la guitare de David Hoarau, très à l’aise, a remplacé le chant par des lignes mélodiques d’une très grande pureté, exécutées avec précision, force et sensibilité.
Le flamenco est né en Espagne, mais ses origines sont multiculturelles : gitanes, andalouses, arabes et même juives, expliquait David Hoarau tout en faisant un parallèle entre le maloya et le flamenco qui sont deux expressions musicales issues de l’exclusion. Ce sont des musiques de la culture de l’ombre qui se sont nourries d’elles-mêmes jusqu’à ce que l’histoire les reconnaisse comme expression artistique à part entière pouvant offrir d’importantes possibilités de renouvellement au grand courant de métissage qui prévaut actuellement et que l’on appelle la world music. C’est ainsi que le flamenco a quitté les campements gitans vers le milieu du XIXe siècle pour enfin conquérir, un siècle plus tard, les plus grandes scènes internationales. Mais il faut aussi citer, pour comprendre le processus de vulgarisation du flamenco, l’avènement du très grand guitariste Paco de Lucia qui a renouvelé la pratique de l’instrument en lui conférant une virtuosité universelle jusqu’ici jamais rencontrée, tout en conservant au genre ses formes traditionnelles.
David Hoarau, en guise d’introduction au concert qui allait suivre, jouait l’incontournable transcription pour guitare de « Asturias » d’Isaac Albenitz. Une manière de replacer le flamenco dans la très grande variété de formes du panel musical qualifiée d’Ecole espagnole.
Après cet exercice de guitare solo très vivement applaudi par les jeunes spectateurs, l’artiste remerciait l’assistance et annonçait qu’après cette pièce dite « classique », on allait en quelque sorte entrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire dans la sensibilité, l’émotion, et la fougue du répertoire flamenco.
C’est avec une « farruca » de Vicente Amigo, un de ces jeunes talents espagnols qui se profilent dans le sillage de Paco de Lucia, que David Hoarau invitait la danseuse Amalia à faire son entrée sur scène. Une prestation qui déclenchait une seconde salve d’applaudissements.
Vicente Amigo se trouva décidément à l’honneur puisque les deux artistes interprétaient un peu plus tard un second morceau du même guitariste intitulé « solea » ou l’expression de la solitude de l’être devant l’inéluctable.
Amalia expliquait ensuite que le flamenco est régi par une métrique qui lui est spécifique, appelée « compas ». Si quelques morceaux de flamenco sont à quatre temps, la majorité est à douze temps… Le flamenco, s’il n’est –cela se discute– la plus populaire des musiques savantes, par contre, il est assurément la plus savante des musiques populaires !
Les deux artistes enchaînaient ensuite avec, entre autres morceaux, un « tango » (une forme musicale du flamenco qui n’a rien à voir avec le tango argentin), une « Alegria » (mot qui signifie la joie) empruntée à un grand compositeur flamenco du début du siècle dernier, Nino Ricardo, et une « buleria », morceau festif par excellence, très rapide et débordant de vie, du maître Paco de Lucia.
Pour compléter le spectacle éducatif, Amalia décortiquait rapidement, avec démonstrations à l’appui, les techniques de frappe des pieds qui caractérisent tant le flamenco et qui sont au nombre de cinq, ainsi que les célèbres « palmas » qui sont des battements de mains marquant les temps de la danse.
Pour terminer le spectacle, Amalia interprétait, toujours accompagnée par David Hoarau, une danse folklorique andalouse, la sevillana, qui a été « aflamenquisée », c’est-à-dire intégrée dans le répertoire flamenco.
Nos deux artistes quittaient la scène sous des applaudissements fournis. Nul doute que les élèves des écoles du Sud se souviendront longtemps encore de cet intermède musical dans leur temps scolaire, et que les deux artistes réunionnais auront déjà suscité, si ce n’est des vocations, tout du moins une grande envie du jeune public d’en apprendre encore davantage sur le culte de l’émotionnel qu’est le flamenco.
J.A.
La nouvelle se répand sur l’île, un premier reportage sur France 1ère (RFO), un article dans le JIR ce jour, l’Europe a décidé d’interdire la vente de plantes médicinales si ces dernières n’ont pas été approuvées par les autorités, guidées en cela par l’industrie pharmaceutique.
L’usage de la pharmacopée réunionnaise, traditionnel, perd régulièrement les connaissances, transmises essentiellement par voie orale, sur les vertus de telle ou telle plante. L’interdiction de vente des plantes endémiques ou indigènes risque d’accélérer cette décroissance de la connaissance.
Nos tisaneurs détenteur d’une partie de ce précieux savoir, avec l’interdiction qui leur est faite à compter d’avril 2011, ne transmettrons plus leurs connaissances d’une partie de la culture réunionnaise ancestrale. Pour obtenir le précieux sésame pour la commercialisation d’une plante, il faut au préalable une analyse, évaluée à près de 60 000 euros par plante, qu’aucun des acteurs locaux n’a les moyens de payer.
Les laboratoires pharmaceutiques, non content de trainer derrière eux des scandales comme la mortalité liée à la prescription du Médiator récemment ou des annonces plus que prématurées de Pandémie mondiale, comme la grippe mexicaine, que certains n’expliqueront que par l’intérêt de vendre à profusion un vaccin, vont pouvoir jouer sur tous les tableaux.
Autres médecine douce dans le collimateurs de l’Europe ultra libérale qui gère une population de plusieurs centaines de millions d’individus, c’est la encore les connaissances ancestrale de la médecine chinoise.
Compte tenu des charges liées à la reconnaissance d’une plante pour ses effets thérapeutiques, nombre de plantes endémiques de l’île utilisées depuis plusieurs siècles, ne pourront plus être commercialisées au bénéfice de plantes reconnues, le plus souvent européennes, et d’ors et déjà exploitées par l’industrie pharmaceutique.
Demain débute la nouvelle édition de la fête des goyaviers, à la Plaine des Palmistes. Un grand changement pour cette nouvelle édition, les festivités se dérouleront, cette année au Bassin Cadet et non plus en face de la Mairie sur le champ de foire.
Ce nouveau site devrait permettre une plus grande fluidité pour l’accès et surtout un espace plus grand pour les exposants et les visiteurs.
Au programme cette année :
Vendredi 4 juin
10H – inauguration de la fête
14-15H – scène ouverte
17H – Plateau Séga
19H30 – Election de miss Goyavier – 21H – Bef Sega
Samedi 5 juin
Journée gramounes
8H – Tournoi de football – de 12H à 16H bal du troisième âge – 14H – scène ouverte – 15H30 – Bernard Nourry – Jojo – 17H30 – Frabrice LEGROS – 18H30 défilé de lingerie – 19H45 – Gondwana – 21H – Ragga Dance Hall avec Zorro Chang
Dimanche 6 juin
8H – Course de côtes – 9H démonstrations sportives – 13H30 – Danse de salon – 14H – Radio-crochet – 16H – Emiliena – 17H30 – Yaëlle TRULES – 19H Groove LELE
La plaine des palmistes se fait spécialiste dans les débouchés liés au petit fruit rouge, qui rappelons le est considéré comme une peste végétale à la Réunion. Le goyavier se déclinera sous toutes ses formes, en barquette, en gelée, en confiture, en liqueur, en pétillant, comme ingrédient dans la cuisine aigre-douce …
Un collégien victime d’actes antisémite à la Réunion, rien que l’idée a de quoi faire frémir.
La Réunion, citée en exemple pour sa tolérance et sa vision du vivre ensemble toutes communautés religieuses confondues, perd du coup de sa superbe.
Même si les faits peuvent paraître anodins, railleries, petites violences, ils n’en sont pas moins inquiétants. Ne laissons pas nos enfants pervertir ce que des décennies de « bien vivre ensemble » ont fabriqué à la Réunion.
Le racisme et la xénophobie, sans être totalement absents du quotidien des réunionnais, sont toujours restés à un niveau très faible, il y a évidemment régulièrement des mots dures pour la communauté comorienne ou contre les zoreils, mais nous n’avons, à ma connaissance, jamais connu de tombes profanées ou de tags racistes sur les lieux de cultes, comme c’est malheureusement le cas un peu partout dans l’hexagone.
Par pitié arrêtez ça sinon demain ce sera au tour des zarab, puis des malbars … Gardons notre savoir vivre tous ensembles Réunis, réunionnais.
Lire l’article du JIR
Adieu le Buffle, bonjour le Tigre !!! La communauté chinoise fête le nouvel an ce week end. Après l’année du buffle, cette année est placée sous le signe du Tigre de métal.
2009 a été l’année de la crise mondiale et de la dépendance des états aux mondes financiers et ses frasques. L’année du Tigre devrait quant à elle, être placée sous d’autres auspices. Dynamisme, courage, et solidarité, espérons que le félin va rejeter derrière nous les cracks boursiers, les bonus mirobolants, les licenciements en masse et autres petites choses qui ont émaillé notre quotidien sous la direction du buffle…
Une année de transition avec des risques de bouleversements, remises en question majeures, « il faut que cela change » risque d’être le light motiv de cette année !!
Nous souhaitons une bonne année (nónglì xinnián) à la communauté chinoise de notre île et d’ailleurs.
La France a validé, hier, le dossier « Piton, Cirques et Remparts » positionnant la Réunion comme Patrimoine Mondial Naturel lors de la commission de l’Unesco qui se tiendra fin juin début juillet à Brazilia.
Il est vrai que notre île, de part ses espèces endémiques tant végétales qu’animales, possèdent des atouts non négligeables. Des cirques préservés, une nature omniprésente. Le parc régional des hauts verrait une consécration, si d’aventure le dossier était validé, ce serait, qui plus est, une aubaine pour le tourisme local, qui avait été mis à mal par la crise du chikungunya en 2005-2006.
Le dossier reste à peaufiner, mais les acteurs restent mobilisés pour amener à son terme leur bébé. Que dire de plus : m….
Nous avons profité de deux semaines de congés (bien mérité
) et de nos randonnées ballades pour shooter le petit personnage de JACE dès qu’on en identifiait un nouveau, même si nous sommes loin du compte des gouzous qui ont pris place sur les murs et autres supports sur notre île, nous sommes quand même heureux de vous faire découvrir en images ceux que nous avons découverts.
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WRI