Archive pour avril 2011
D’un côté, on applaudit aux révoltes laïcs des peuple arabes en se gorgeant tous les soirs de cette nouvelle téléréalité qui a pour nom : La révolte de Tunis, de Bengazi, du Caire, de Sanaa, de Bahreïn, de Derra, de Damas… et on en passe… à laquelle s’accrochent de plus en plus de téléspectateurs à l’esprit critique en cours de dégradations graves et dirigées.
De l’autre, on débat de l’immigration, ou plutôt de l’islam et de la place dans la société de ceux qui adhèrent à cette confession. Tout simplement parce que, à l’approche des élections, il est de bon ton pour les prétendants au siège d’accompagner la doxa anti-islamique et anti arabe ; ce qui ne veut pas dire que les marionnettistes de perron ne se trompent pas sur leur conduite à tenir.
Nonobstant et à tout prendre, l’Occident politique aurait préféré le statuquo des dictatures en place qui ont eu, à ses yeux, le mérite de museler des peuples que plusieurs siècles de colonialisme n’ont pas réussi à faire. Accessoirement, ces dictatures représentaient, pour la forme, mais personne n’est dupe, un rempart contre le terrorisme.
Quand les caisses étaient pleines
Et pourtant, rappelons-nous les décennies 60 et 70, décennies durant lesquelles les caisses étaient pleines à craquer.
A qui devions-nous cette manne paradisiaque ? Nous sommes-nous seulement posé la question ?
- aux nombreux immigrés, principalement nord-africains, qui ont cotisé pour la retraite des Français sans en percevoir les bénéfices.
- aux nombreux immigrés qui ont cotisé aux fonds d’allocations familiales et sociales sans en percevoir les bénéfices. Et ne soulevons pas la prévention de la famille nombreuse car, à niveau de vie égale, le coefficient familial de la famille immigrée était le même que celui de la famille française.- aux nombreux immigrés qui ont cotisé aux ASSEDIC et autre Assurance Salaire sans en percevoir les bénéfices.
- aux nombreux immigrés qui ont cotisé, un peu plus tard, aux autres fonds de prélèvements obligatoires tels que la CSG, la CRDS…
- aux nombreux immigrés, anciens combattants « indigènes » car non français qui se sont battus aux côtés des Français durant les deux dernières guerres mondiales, et dont la retraite du combattant ou les pensions pour invalidités sont allées grossir les fonds d’indemnisation des soldats français.
Corvéable et malléable à volonté
Mais le plus important n’est pas là : Il a été dans la disponibilité d’une main d’œuvre immigrée corvéable et malléable à volonté, largement sous-payée, pour exécuter les travaux les plus pénibles, notamment dans les aciéries et les charbonnages, travaux que les Français, déjà à cette époque, ne voulaient pas exécuter. Le paradoxe étant que ceux-ci, les Français de France, refusant de travailler, bénéficiaient quand même des cotisations de celle-là, la main d’œuvre immigrée acceptant les tâches les plus dures.
Reste l’apport humain considérable d’une autre catégorie de personnes qui a tout donné pour la France : les « harkis ». Mais il s’agit là d’un autre problème, plus philosophique, sur lequel nous aurons bientôt l’occasion de nous entretenir.
Et nous ne parlerons pas de l’apport culturel des immigrés, apport culturel qui a aussi généré sa composante économique.
La polygamie, un droit français
C’est alors que les plus coriaces, que ces vérités n’interpellent même pas, vont sortir leur avant-dernière cartouche : la polygamie et les avantages sociaux des foyers multiples !
Mais là encore la forfaiture fera long feu. Car il faut exclure, de ceux qui sont dans cette configuration, les clandestins qui n’ont pas de possibilités administratives de se faire établir des dossiers d’attribution, ça va de soi. Reste quelques foyers d’immigrés qui, pour la première fois, sont pris à défaut, mais avec la tolérance coupable, pour ne pas dire complice, de la France qui ferme les yeux, car on ne nous fera pas croire qu’avec le croisement des fichiers informatiques, on ne puisse pas en deux clicks deux mouvements débusquer les fraudeurs.
Mais il s’agit là, somme toute, que d’une argutie, car seuls les Français « français ! » peuvent se prévaloir des foyers multiples issus de la polygamie. Les Français polygames le sont par application de la loi française dans le cadre de la fédération de droits qu’est la France. Eh oui, la polygamie est un droit bien français ! Et ces Français-là, qui ont bénéficié de ce statut, sont des centaines de fois plus nombreux que les immigrés.
Une petite précision pour la bonne compréhension de cette particularité française : les immigrés musulmans ne peuvent se revendiquer de la polygamie qu’ils ont acquise dans le cadre d’un droit étranger ; seul le droit français peut leur octroyer le bénéfice de cette normalité (article 75 de la constitution française).
Les immigrés
ne fréquentent pas les banlieues
Dernière et ultime cartouche de ces forcenés de la stigmatisation : Les immigrés ont fait des banlieues des zones de non-droit et de trafic de drogues. Ce sont donc des délinquants qui sèment la terreur !
Et bien, une fois encore ceux-là ont tout faux. Nous n’allons que survoler la question car nous la développerons dans un futur billet.
D’abord, les immigrés sont très peu nombreux, mais vraiment très peu nombreux à vivre dans les banlieues, car ce sont les premiers à craindre les violences qu’elles génèrent. Et puis, par peur d’être assimilés aux voyous des banlieues, les immigrés sont les premiers à les fuir par instinct et par raison.
Réfléchissons un peu : ils ont quitté leurs ghettos, africains pour la plupart d’entre eux, au prix d’énormes sacrifices pécuniaires, mais aussi physiques et affectifs, et au risque de leur vie ; ils ont réussi à obtenir légalement un travail bien payé (qui peut faire vivre plusieurs familles entières et nombreuses de leur pays d’origine) et le droit de rester temporairement (comme travailleurs ou dans le cadre du regroupement familial) ou définitivement (après avoir convolé en justes noces, entre autres possibilités). L’Eldorado en somme ! Alors, comment peut-on penser un seul instant qu’ils se risqueraient à tout perdre en faisant ne serait-ce qu’un petit faux pas. Non, en vérité, la délinquance n’est absolument pas le fait des immigrés.
Et malgré tous ses apports fructueux, la chasse aux immigrés, plus précisément aux immigrés musulmans, pour ne pas dire aux «arabes» n’ayons pas peur des mots, est ouverte.
Une cathédrale d’hypocrisie
Débattre de l’immigration c’est, à tous égards confondus et avec une cathédrale d’hypocrisie, manifester sous couvert des graves problèmes que sont le chômage et la délinquance, le ressentiment de l’Occident envers le Maghreb et l’Afrique noire et, à un moindre titre, le Moyen-Orient. Pourquoi tant de haine ? Nous y reviendrons en détail dans un prochain billet.
Mais plutôt que de se dévoyer à débattre du chômage sur le paletot des immigrés, nos dirigeants s ne sauraient-ils pas plus éveillés de débattre sur l’apport de l’immigration dans la conjoncture économique actuelle.
En préalable, il nous faut préciser une évidence : rien ne sert de développer une manufacture de quelque qualité qu’elle soit sans la maîtrise de la matière première la constituant. Les industries qui fournissent cette matière première sont, pour les plus importantes, les aciéries et les charbonnages ; industries qui sont les plus demandeuses de main-d’œuvre et qui se sont délocalisées à l’Est suite à la pénurie organisée de cette dernière sur le sol français.
Les immigrés feront baisser le pourcentage du chômage
Cette même main-d’œuvre s’est encore raréfiée. Alors, comment demander aux patrons et à leurs actionnaires toujours plus exigeants, de réintégrer leurs pénates ? Mission impossible si ce n’est en faisant appel à la main d’œuvre immigrée qui seule pourra assurer le patronat d’un quota ouvrier suffisant et dévoué. Et que l’on ne vienne pas nous dire que cela augmentera le nombre de chômeurs, bien au contraire, car tous les immigrés employés dans les aciéries et les charbonnages ne changeront rien au nombre intrinsèque de chômeurs en France, puisque ces derniers ne seront jamais candidats à leur place, mais par contre, cette immigration diminuera le pourcentage du chômage en France. Question de mathématique ! mais aussi alimenteront les caisses d’assurances retraites, sociales et médicales de plus en plus en rupture de cotisants.
Et nous ne parlons pas des éboueurs, des égoutiers, des coffreurs… qui, s’ils devaient demain quitter le territoire, poseraient le problème de leur remplacement.
Nous ne citons pas non plus tous ces infirmiers, médecins, ingénieurs en informatique et autres technologies avancées, que l’on débauche sans scrupules de leurs pays d’origine parce que le notre se vide de sa matière grise ! Remarquons que le nouveau monde et certains pays plus avancés qu’ils ne le paraissent font la même chose avec nous. Et oui, on a oublié l’adage qui recommande de ne pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’on nous fasse.
Retour au point de départ
Bizarrement, on revient au point de départ, des dizaines d’années en arrière, dans les années 60 et 70.
L’alternative est là, et certains l’ont soufflée à demi-mots en parlant d’ « immigration choisie » pour ne pas froisser la partie du bon peuple français dont la xénophobie viscérale est considérée comme l’alliée objective de certains candidats aux prochaines échéances électorales.
Reste les clandestin, qui n’est pas un problème en lui-même, tout simplement parce que de deux choses l’une : soit ils se trouvent régularisés et rejoignent la catégorie des immigrés, soit ils ne sont pas intégrés et devront être reconduits à la frontière.
Et bien osons aller plus loin en accueillant avec gentillesse ces immigrés qui nous font tant défaut. Pour cela commençons d’abord, comme le dit Marine Lepen, à changer nos habitudes envers les étrangers et apprenons à les accueillir avec le respect et la fraternité qu’on leur doit, car, rappelons-le, ce sont eux qui font quant même et toujours fonctionner notre dernière et première grande industrie nationale qu’est le tourisme.
Jipsan
NOTA BENE :
* un étranger devient un clandestin lorsque son visa est échu
* un immigré devient un Français lorsqu’il est naturalisé
* un clandestin ne fait partie d’aucune des deux catégories ci-dessus.
A l’initiative des anciens du « PIANO » à Saint Pierre, un cocktail musical privé est organisé ce vendredi 8 avril à partir de 19 heures dans la salle « les sales gosses » sur le front de mer de la capital sudiste.
Au programme de cette soirée, que nous espérons d’anthologie, du jazz et du funk, les musiciens seront sur scène et dans la salle.
Comme toute soirée « privée », celle-ci se fait uniquement sur réservation auprès de l’association « Musik Revival » que vous pouvez contacter au 0692.55.44.50.
Les places sont limités, et les amoureux de ce style de musique et de manifestation doivent se dépêcher de retirer leur passeport pour la soirée. Il n’y a que 400 places, qu’on se le dise !!!
Réservation : 0692.55.44.50 – Tarif unique 18€ cocktail et canapés compris
« Bienvenue au cocktail musical sur des notes impromptues, revivre l’air du temps, découvrir d’autres amoureux de la musique !! »

WRI