Le groupe CAILLE, et son président François CAILLE, étaient à nouveau sous les feux de la rampe hier, au tribunal de commerce de Saint Denis.
Deuxième étape de la mise en procédure de sauvegarde de l’ensemble des sociétés du groupe, le rendez vous d’hier, suivant les sources autorisées, était plutôt morose, à l’instar du moral économique du département.
Trois sociétés, GUEST (anciennement DINDAR confort), C2M (multimédia) et CAP MASCAREIGNES (fabrication de bateau) ont d’ors et déjà été placées en procédure de liquidation, faute de repreneurs.
Nombre d’observateurs économiques redoutent l’effet domino que risque d’engendrer la déroute du groupe CAILLE, un des grands groupes réunionnais, même si les fournisseurs locaux tentent de jouer le jeu, plusieurs d’entre eux redoutent les impayés ou les étalements de dettes sur le moyen terme.
La diversification « tout azimut » opérée par la Direction Générale du groupe, dans un contexte économique compliqué, a eu raison de la trésorerie des enseignes représentatives de la marque CAILLE.
Une mauvaise nouvelle pour les affiliés de la grande distribution, passés l’an dernier sous l’égide de LEADER PRICE, dont les linéaires sont tristement vides et qui peinent à sortir la tête de l’eau, sachant que cette enseigne fonctionne presque exclusivement avec des produits importés par la centrale d’achats du groupe (SODEXPRO), historiquement montée pour alimenter le réseau CHAMPION / SHOPI / DIA.
Les importateurs et producteurs locaux qui ont déjà souffert des manœuvres de la grande distribution, l’année dernière, avec l’arrivée de LECLERC et la transformation des l’enseignes CHAMPION et DIA% en LEADER PRICE, attendent plus que tout autre, la dernière étape de ce nouveau chalenge pour l’ancien « patron des patrons » réunionnais.

WRI