Hier, François CAILLE, comme annoncé dans notre billet précédent, a déposé une procédure de sauvegarde pour son groupe, mis à mal par la crise financière qui a miné l’économie notamment dans les secteurs porteurs du groupe, à savoir, l’automobile et la grande distribution.
Un coup de poker pour le groupe, qui aurait pu, avec une réponse défavorable du tribunal, se retrouver en redressement judiciaire. François CAILLE dans une interview au quotidien annonce qu’il n’y aura pas de plan de licenciement dans les sociétés placées en sauvegarde, mais quelques « réajustements à la marge », il n’en sera pas de même pour les sept sociétés du groupe, jugé non viables ni stratégiques, qui ont été placées en redressement, notamment le pôle meubles racheté à Dindar, juste avant le début de la crise.
En marge de cette décision, François CAILLE a jugé préférable de démissionner de son mandat de président du MEDEF, cette fonction n’étant, à ses yeux, pas compatible avec la situation actuelle de son groupe. L’ex-patron des patrons va pouvoir se consacrer pleinement au redressement des sociétés leader de son groupe.
Il est impensable d’imaginer l’échec de cette procédure, celui-ci entrainerait des concentrations dans certains secteurs, comme l’automobile et la grande distribution, avec la naissance de position pratiquement monopolistique pour VINDEMIA dans la grande distribution, mais qui de toute façon serait en peine à l’heure actuelle, pour intégrer la logistique de LEADER PRICE, ou GBH pour l’automobile, groupe lui aussi mis à mal durant les mouvements sociaux antillais de février mars 2008.

WRI