Le mouvement de grève, en marge des négociations salariales annuelle, à la S.R.P.P. (Société Réunionnaise de Produits Pétrolier), dont nous vous parlions dans notre article de mardi, s’est durci d’un cran.
Si certaines stations ont pu être livrées cette semaine, le black-out a été décidé par les organisations salariales. Plus une goutte de carburant ne devrait sortir des dépôts du Port jusqu’à nouvelle ordre. Nombre de stations sont déjà à sec, et le peu qui ont été approvisionnées cette semaine, prises d’assaut, ont vu leurs réserves fondre comme neige au soleil.
La pénurie du précieux liquide va commencer à se faire sentir, dès aujourd’hui, au grand dam des automobilistes et des entreprises.
Le statu quo dans les négociations, entraine un durcissement de la position du personnel, et la fin du service minimum depuis 19h hier.
Mauvaises nouvelles pour les usagers de la route, évidemment, mais aussi pour les gérants de stations services déjà mis à mal par la baisse de leur marges bénéficiaires.
Si les revendications salariales sont légitimes, la prise d’otages des usagers, comme moyen de pression dans les N.A.O., risque de mettre à mal l’économie de l’île déjà fragilisée par la crise mondiale, et la récession qui en découle.


WRI