Et si le buteur changeait de camp ?
Un arbitre de football se fait conspuer, traiter de tous les noms, menacer… au point que son domicile est surveillé par la police (Chelsea – Barcelone).
Je croyais naïvement que la leçon que devait donner un grand sportif est celle du partage de la victoire. Si le sport, surtout le sport professionnel, est à l’antipode de cet idéal, il faut bien reconnaître que l’idéal, aujourd’hui, n’a plus valeur d’exemple. Seul le pouvoir économique prévaut.
Le culte du palmarès –mais ce n’est que lieu commun que de le rappeler– est le seul exemple que les « guides » transmettent aujourd’hui aux « appelés ».
Et il en est du sport comme de bien d’autres domaines. Ainsi, le « Pousse toi de là que je m’y mette » est devenu, dans le secteur de l’enseignement universitaire pour ne citer que celui-ci, la nouvelle émulation. Quelle éducation ! Le temps est révolu où l’excellence tirait l’insuffisance vers le haut.
Mais revenons au ballon rond. Il y a pourtant une solution qui réglerait tous les problèmes de violence sur les stades. Une solution radicale : lorsqu’un joueur marque un but, il change de camp. Ca ne change rien à la beauté du sport, à la réalité athlétique, aux règles du jeu… mais ça règle définitivement tous les problèmes de violence dans le football, violence envers les arbitres, violences envers les joueurs, violences envers les spectateurs, violences entre joueurs, violences entre supporters, violences entre voyous… Combien de morts auraient été ainsi évitées !
Si la nouvelle devise, celle de Palo Alto, de gestion des ressources humaines peut se résumer par « je gagnerai de ta victoire », le foot en est bien loin. Et ce n’est pas le professeur Albert Jacquard qui nous contredira, lui qui préconise que l’on supprime les podiums pour que le sport ne soit plus le culte du palmarès mais accède à la philosophie de la rencontre.
jipsan

WRI