Permettez moi de vous conter une histoire qui viens de m’arriver ce dimanche, avec mon épouse, un couple d’amis et nos 4 enfants réunis dans cette magnifique contrée des hauts d’Entre Deux, sur le chemin forestier du Dimitile.
Comme tout bon pique nique Réunionnais, il se tiens là où on à trouvé « le coin magique qui va bien du jour », c’est à dire qu’après être arrivé devant la barrière du terminus du chemin, on à fait demi tour et on s’est arrêté dans un coin charmant, repéré à la montée et qui était parfaitement vide.
En deux temps trois mouvements on pose les bâches et les glacières, on cherche trois bouts de bois, et nous voilà enfin prêt pour l’apéro.
C’est ce moment que les représentants locaux de la guilde des adorateurs de la chose cynégétique choisissent pour nous accueillir avec leurs harmonies si particulières…
Bon, on à 500m2 de tranquillité, un bon feu, une glacière de bidoche et c’est pas deux coup de tromblon lointain qui vont nous gâcher le BBQ.
C’était sans compter sur la pluie… qui fait son apparition quelques instants plus tard, chose cocasse et vous ne me croirez jamais (sauf si vous avez lu le début), c’était une pluie… de plombs !
Tout petits, quelques millimètres seulement, mais c’était quand même des plombs, qui devaient sûrement provenir de la secte cynégétique précédemment sus-citée, et qui devait finalement ne pas être si éloignée que ça, d’un point de vue bêtement balistique bien entendu.
En cow-boys responsables, nous avons tous entonné une réponse à nos hôtes afin de les assurer de la bonne réception de leur message de bienvenue.
Ils nous ont répondu qu’ils avaient bien reçu notre réponse, et un dialogue des plus intéressant c’est alors instauré entre nous.
Mais, ce que le ton ironique et quelque peu léger de ce billet ne saurait faire transparaître, nous en arrivâmes au moment ou, lassitude aidant, nous décidons de mettre une terme malgré nous à cette si ludique conversation, en nous préparant alors à retourner dans nos contrées personnelles, en gros, après quelques minutes de planques cachés derrière les voitures, blancs comme des linges et pas peu fiers si ce n’est véritablement flippés de la mort, on s’est vite cassés de là.
Après un entraînement guerrier comme celui-ci, on est tranquillement aller faire notre rapport à la Gendarmerie locale histoire de les rassurer sur le nombre de survivants de la journée…
Notre pique nique c’est tous de même bien terminé, Trois Mares étant magnifiquement tranquille en comparaison, même si notre repas dominical s’est fait au son agréable des casseroles Tamouls du temple d’à côté, il devait être écris quelque part que ce dimanche ne serait pas silencieux.
La prochaine fois, on ira poser nos bâches dans une réserve de chasse, nous y seront certainement plus à l’abris que sur un chemin forestier et public comme celui du Dimitile.
Finalement, nous sommes tous vivants et bien portants, c’est déjà ça, on à perdu un chouette dimanche, mais c’est pas ça qui nous empêchera de retourner là bas pour terminer notre glacière de bidoche.
Même pas eu le temps de faire des photos du Papang local qui se balade tranquillement et qui comme son espèce en est coutumière, faisait et refaisait toujours le même circuit, parfait pour préparer l’appareil photo pour le cliché du jour.
Un drôle de dimanche en quelque sorte.
Mais je ne puis terminer ce billet en relatant un fait extrêmement grave qui s’est produit pendant notre planque. Je ne vous cacherais pas que nos message hurlés contenaient quelques mots issus de notre colère, je met au défit n’importe quel père de famille qui voit son fils prendre un plomb dans le dos, de ne pas réagir de même.
Bref donc, au détour d’un de nos appels au calme, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre un sifflement distinct se produire à quelques mètres au dessus de ma tête… un balle venait de passer !
J’ai toujours su garder mes distances avec les armes à feux, mais je ne suis pas ignare quand même (sûrement quelques vieux reste de mon service militaire), et je sais faire la différence entre des plombs et des balles.
Des plombs Ok des balles NON !
Alors si l’abruti qui s’est amusé à cela me lit, je lui adresse l’expression de mon plus profond mépris, aimer la science cynégétique est une chose, tirer sur des enfants à balle réelle est juste un acte de pure bêtise aussi criminel que pathétique.
J’ai bien l’intention de retourner au même endroit très bientôt, je ne vais pas me laisser intimider par un inconnu bien parfaitement caché par la distance et tellement sûr de son pouvoir, qu’il arbore généralement sous la forme d’un cylindre à poudre et qui dans ce cas précis, n’avait d’autre but que de servir d’extension à cette fameuse carence musculaire entrejambienne… si chère à certains pratiquants de ce sport.
Sinon, ben le coin est quand superbe, je vous le conseille malgré tout.

WRI