Qu’est-ce qui honore le plus la France ?
Mayotte, île français, s’est une fois de plus prononcée pour son maintien dans la France. Qui plus est : pour son évolution vers le statut de département. A plus de 95% des suffrages.
Et sur les moins de 5% de votants qui ne se sont pas prononcés pour la départementalisation, plus de 4% disent vouloir rester français. Un score que la mère patrie n’obtiendrait même pas si un référendum était organisé sur l’ensemble de son territoire.
Il suffit de décompter les militants ou simplement partisans des partis indépendantistes ou autonomistes basques, bretons, catalans, occitans éparpillés, communards irréductibles, guadeloupéens, martiniquais, guyanais, réunionnais… Le référendum de Mayotte qui s’est soldé par un plébiscite de plus de 95% de « oui » est un score qui honore la France. Mais au delà des chiffres, une simple réflexion sur les motivations du peuple mahorais à vouloir rester français, permet de considérer sous un autre angle le désir de nationalité.
La certitude opposée au doute
Car, en fait, qu’est-ce qui honore le plus la France en tant qu’entité de droit : le simple ralliement autour d’un hymne national qui émeut toujours très fortement les anciens combattants, extirpe encore quelques frissons aux enfants bercés dans une culture nationaliste, fait sourire les soubrettes en quête de beaux soldats… ou la certitude que la France peut apporter la sécurité et la capacité à pourvoir aux besoins élémentaires du citoyen, à savoir la nourriture quotidienne, la garantie de soins, l’assurance de liberté, et l’exercice de la justice. Car c’est bien le dernier prémisse qui a guidé le Mahorais dans son choix. Tout raisonnement axiologique qui s’appuierait sur une nostalgie trompeuse ou une attitude partisane serait condamné à se scléroser.
Car cette certitude, au regard de la crise financière et économique qui est au centre de ce que le Français éprouve en ce moment comme l’aliénation de sa vie quotidienne, laisse la place à un doute qui grandit de jour en jour et finit par gagner toutes les couches de la population. La France a donc besoin d’un apport de sang neuf pour délayer ce climat délétère. A Mayotte, par contre, c’est l’espoir qui prévaut. Une manifestation de confiance qui honore la France !… (lire la suite de l’article)
Jipsan
WRI