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Archive pour avril 2009

Je me souviens d’une émission de télé. Un présentateur de la chaîne d’Etat, animait un débat public sur l’intégration. Parlant de personnes immigrées ou issues de l’immigration il en vint à dire : « il est vrai que certaines sont là depuis plus de dix ans et force est de constater qu’elles ne se sont pas intégrées. Elles portent toujours la djellaba ! »

– « J’allais vous faire la même remarque, vous m’avez coupé l’herbe sous le pied », renchérit un interlocuteur.

Au fond de la salle, un petit monsieur, jugeant inapproprié de répondre à une telle caducité, se pencha malgré tout vers son voisin et lui dit sans baisser la voix : « j’ai enseigné durant vingt ans en Haute Volta et mes collègues, professeurs comme moi, qui portaient tous la djellaba, n’ont jamais pensé un seul instant que je ne m’étais pas intégré, moi qui ne m’étais jamais départis de mes pantalons à pinces ».

L’animateur qui avait entendu, lui rétorqua : « Oui, mais eux étaient des musulmans et vous vous ne l’étiez pas ». Devant non pas une confusion des genres, mais plutôt face une constante de la désignation –la djellaba à Paris, ou l’islam à Ouagadougou, deux remarques qui procèdent de la même métaphore– le monsieur du fond de la salle préféra ne pas poursuivre plus loin la discussion.

Remarquons en passant que, du côté de l’institution française, il y a deux poids deux mesures, car, comment expliquer sinon par des raisons géopolitiques (le plus grand lagon du monde, la zone maritime économique, les nodules poly métalliques…) que la France qui intègre du bout des lèvres dans l’hexagone, le fasse à bras ouverts en dehors. Bref, ce n’est pas l’humanité qui va s’en plaindre !

Il aurait aussi aimé lui expliquer que sur cette île vit une petite communauté de Français de France à qui on a jamais demandé de « s’intégrer ». Heureusement, le comble a été évité, car cette fois, les « mzungus » (mot désignant « les blancs » en mahorais) de Mayotte sont bien français chez eux, dans cette île, à l’inverse du « toubab » (mot désignant « le blanc » en Bambara) de Haute Volta qui lui, n’était que Français chez l’autre !!!

L’armada des gueux

Nous soulevions, dans notre précédent billet du 29/04/09, l’hypothèse que le concept infernal que sont les caricatures partisanes et les nostalgies trompeuses, issues du colonialisme pour les premières, et de sa fin d’époque pour les secondes, ne soit qu’une excuse. Une démarche inconsciente certes, afin de draper d’un voile de retenue la panique que soulève la véritable question : la surpopulation planétaire. Alors, l’intégration a bon dos. Le problème faussement soulevé n’est que l’excuse du refus de l’autre… ou plutôt du refus de partage.

Voilà, le maître mot lâché : le partage… des richesses, cela va de soi. Une notion que l’Occident occulte et continuera de faire jusqu’au jour où, le tiers monde éclopé, purulent, en guenille, embarqué sur une armada incommensurable de vieux rafiots, débarquera par vagues successives et incontrôlables, pour s’approprier ce qui lui a toujours été refusé. Et aucune police ne pourra l’arrêter.

Les pôles se seront inversés, ce sera à l’Occident de s’intégrer dans le nouvel ordre ethno-sociologique de la misère. Mais le pourra-t-il. Certainement pas. Il se tournera alors vers le septentrion, le pays du grand froid, pour une ultime fuite en avant. Le plus intégré n’aura-t-il pas été celui qui aura préparé son débarquement, ou celui qui aura passé son temps à ignorer cet inéluctable avènement ?

Le tsigane, Roi de l’intégration

Nous avons déjà connu une précédente armada, beaucoup moins nombreuse toutefois, plus pacifique, et infiniment plus poétique : celle du peuple artiste tsigane. Rien n’a pu l’arrêter, même pas les édits royaux de tirs à vue, même pas les camps de concentration du 3e Reich, même pas la tentative de génocide ethnologique du troc de la verdine contre la cage à lapin d’un clapier de cité de banlieue. Un peuple pourtant inoffensif eu égard à son tout petit nombre, mais un peuple qui dérange toujours les autorités –surtout les autorités françaises actuelles– qui cherchent par tous les moyens à le tenir à distance.

Un peuple qui, pour les gouvernements, ne s’est jamais intégré, mais qui connaît toutes les ficelles administratives, sociales et judiciaires de tous les pays qu’il traverse. Un peuple qui sur ce point est loin d’avoir raté son intégration ! c’est le moins que l’on puisse en dire. Et c’est une juste réponse car, dans les faits, qui est le plus intégré : celui qui, sans honte, brille de ses dents en or, portent de longues robes bariolées, huile ses cheveux mais sait tirer partie… où celui qui continue à porter le costard conventionnel tout en ayant peur que l’autre vienne le lui emprunter ?

L’intégration a le dos large, mais gare au choc en retour. Les marabouts du sud ou les chamans de l’est ne poserons pas le problème dans les mêmes termes le moment venu. L’occident aura alors définitivement raté son intégration dans le nouvel ordre de demain qui sera, cela va de soi, un ordre de partage forcé !

jipsan

Je me souviens d’une émission de télé. Un présentateur de la chaîne d’Etat, animait un débat public sur l’intégration. Parlant de personnes immigrées ou issues de l’immigration il en vint à dire : « il est vrai que certaines sont là depuis plus de dix ans et force est de constater qu’elles ne se sont pas intégrées. Elles portent toujours la djellaba ! »

– « J’allais vous faire la même remarque, vous m’avez coupé l’herbe sous le pied », renchérit un interlocuteur.

Au fond de la salle, un petit monsieur, jugeant inapproprié de répondre à une telle caducité, se pencha malgré tout vers son voisin et lui dit sans baisser la voix : « j’ai enseigné durant vingt ans en Haute Volta et mes collègues, professeurs comme moi, qui portaient tous la djellaba, n’ont jamais pensé un seul instant que je ne m’étais pas intégré, moi qui ne m’étais jamais départis de mes pantalons à pinces ».

L’animateur qui avait entendu, lui rétorqua : « Oui, mais eux étaient des musulmans et vous vous ne l’étiez pas ». Devant non pas une confusion des genres, mais plutôt face une constante de la désignation –la djellaba à Paris, ou l’islam à Ouagadougou, deux remarques qui procèdent de la même métaphore– le monsieur du fond de la salle préféra ne pas poursuivre plus loin la discussion… (Lire la suite de l’article)

jipsan

La tolérance, un mot devenu vide de sens, qu’on peut lire sur toutes les lèvres. Une valeur que chacun se glorifie de partager. Une valeur devenue lieu commun de bienséance. Une valeur anti-morale, anti-sociale, anti-démocratique, anti-humaniste. La forme la plus subtile de l’exclusion de l’autre ! La forme de racisme la plus insidieuse !

Car la tolérance n’est rien d’autre que le fait du prince. Je te tolère et tu m’en seras doublement reconnaissant : d’abord parce que
j’ai été magnanime à ton égard, et ensuite parce que je te permets de m’en remercier. C’est ce que l’on appelle ni plus ni moins de la  condescendance avec demande de retour d’ascenseur.

Me promenant un jour dans Belleville et remarquant une abondance de visages, non pas d’étrangers –je ne leur ai pas demandé leur cartes d’identité– mais de personnes dont les origines étaient à l’évidence loin d’être bretonne, cauchoise ou parisienne, je me hasardais à aborder un monsieur traînant un cabas à roulettes et faisant ses courses :

– « Dites moi, Monsieur, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup d’étrangers dans ce quartier. »

– « M’en parler pas, il n’y a que ça, des arabes, des noirs… On n’est plus en France. »

– « vous êtes du quartier ? »

– « Oui, depuis que je suis né ».

– « Vous sentez vous quand même à l’aise ? », osais-je lui demander.

– « Faut faire avec, je n’ai pas les moyens de déménager. Remarquez, je leur ferai pas d’mal ! ».

– « Ca ne craint pas, parfois ? ».

– « Oh vous savez, le mieux c’est de les ignorer. Moi je fais comme si je les vois pas et il ne m’est jamais rien arrivé. J’ai appris à vivre avec eux. Disons que je suis devenu tolérant. »

« Et eux, pensez-vous qu’ils vous tolèrent ? » me enhardis-je à lui demander.

Le vivre-ensemble

Le monsieur s’est alors campé bien en face de moi et m’a regardé droit dans les yeux : « Et bien il ne manquerait plus que ça qu’ils me tolèrent pas, je suis quand même chez moi, ici ».

Non, je ne suis pas tolérant. Je ne suis pas non plus intolérant ; Je suis seulement a-tolérant, car, sous le vocable de la tolérance, se cache une hypocrisie faite de fausse conscience parce que nourrie à l’éther de ce couple infernal –mais qui n’est qu’un prétexte, nous verrons cela dans un prochain billet– que sont les caricatures partisanes et les nostalgies trompeuses.

Ne pas tomber dans le piège de la tolérance, c’est sortir du galvaudage des lieux communs érigés en maxime passe-partout à la manière de : « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».
Non la liberté des uns ne s’arrête pas là où commence celle des autres, ce qui revient à faire vivre l’individu chacun sur son île ; mais, comme le  dit le biologiste Albert Jacquard : « la liberté des uns commence là où commence celle des autres » et cette fois, enfin, tout le monde apprendra à vivre ensemble, sur la même oasis.

Il existe, dans l’océan Indien, un département insulaire multiethnique français, La Réunion, où chacun apprend à vivre ensemble, à la même heure et avec les mêmes espérances, pour autant se faire que peut que les inévitables courants sous-marins de contradiction ne se réveillent pas en force si un jour la contention institutionnelle était levée, comme ce fut le cas, en 1979, dans une île voisine, multiethnique elle aussi, l’Ile Maurice pour la nommer. Ce fut un bain de sang. Au concept de tolérance, substituons-lui celui de vivre-ensemble. Car, enfin,  comment puis-je t’exclure, toi qui n’es qu’une partie privilégiée de moi, et moi une autre partie privilégiée de toi. T’exclure serait m’exclure moi-même. Le biologiste Jean Rostand l’a bien résumé : nous, êtres humains physiques et psychiques, ne sommes qu’ « une mosaïque originale d’éléments banaux ».

jipsan

La tolérance, un mot devenu vide de sens, qu’on peut lire sur toutes les lèvres. Une valeur que chacun se glorifie de partager. Une valeur devenue lieu commun de bienséance. Une valeur anti-morale, anti-sociale, anti-démocratique, anti-humaniste. La forme la plus subtile de l’exclusion de l’autre ! La forme de racisme la plus insidieuse !

Car la tolérance n’est rien d’autre que le fait du prince. Je te tolère et tu m’en seras doublement reconnaissant : d’abord parce que j’ai été magnanime à ton égard, et ensuite parce que je te permets de m’en remercier. C’est ce que l’on appelle ni plus ni moins de la condescendance avec demande de retour d’ascenseur.

Me promenant un jour dans Belleville et remarquant une abondance de visages, non pas d’étrangers –je ne leur ai pas demandé leur cartes d’identité– mais de personnes dont les origines étaient à l’évidence loin d’être bretonne, cauchoise ou parisienne, je me hasardais à aborder un monsieur traînant un cabas à roulettes et faisant ses courses :

– « Dites moi, Monsieur, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup d’étrangers dans ce quartier. »

– « M’en parler pas, il n’y a que ça, des arabes, des noirs… On n’est plus en France. »

– « vous êtes du quartier ? »

– « Oui, depuis que je suis né ».

– « Vous sentez vous quand même à l’aise ? », osais-je lui demander.

– « Faut faire avec, je n’ai pas les moyens de déménager. Remarquez, je leur ferai pas d’mal ! ».

– « Ca ne craint pas, parfois ? ».

– « Oh vous savez, le mieux c’est de les ignorer. Moi je fais comme si je les vois pas et il ne m’est jamais rien arrivé. J’ai appris à vivre avec eux. Disons que je suis devenu tolérant. »

« Et eux, pensez-vous qu’ils vous tolèrent ? » me enhardis-je à

lui demander… (lire la suite de l’article)

                                                                                                    jipsan

Juliano VERBARD dit « le petit lys d’amour » gourou pédophile de la secte « coeur immaculé de Marie », suite à son évasion héliportée hier matin, est toujours dans la nature. La chasse à l’homme a débuté vers 11 heures hier.

Une évasion spectaculaire hier de la toute nouvelle prison de Domenjod. En question la sécurité dans le centre pénitentiaire, aucun filin ou autre filet de protection n’a été installé au dessus de la cour de promenade. Il est vrai que le scénario qui c’est déroulé hier est une première à la Réunion.

Il semble que la pause de filin anti-hélicoptère avait été évoquée à plusieurs reprise lors de la construction de la prison « la plus sure de l’île », bien que d’un coût relativement peu élevé, cette dernière a été rejetée par le ministère, pour d’obscures raisons. Un camouflet pour l’administration ;)

Toujours est-il que Juliano VERBARD et ses complices courent toujours !!!

lire l’article du JIR

voir les vidéos sur linfo.re

Ce matin vers 10H30, des adeptes de la secte « coeur immaculé de Marie » ont pris un pilote d’hélicoptère en otage à son retour d’une rotation dans le cirque de Mafate.

Le détournement n’avait d’autre visée que de permettre l’évasion de Juliano VERBARD, dit « petit lys d’amour », gourou de la secte, de la toute nouvelle prison de Domenjod.

Un coup organisé, digne d’un polard sur le grand banditisme, est unique dans le département. Les protagonistes ont réussi à faire sortir le délinquant pédophile, ainsi que deux autres détenus.

La population est sous le choc de la nouvelle de l’évasion de VERBARD, mais aussi des moyens mis en œuvre, dans un département où se genre de fait complètement improbable, n’existait que dans « Prison Breack »

Les forces de l’ordre sont sur le pied de guerre pour retrouver les protagonistes de cette évasions et les prisonniers en cavale.

Nouvelle difficulté pour le chantier du tram-train qui doit débuter début 2010 pour livraison en 2014. Après une opposition farouche du tracé passant par la grande chaloupe et la mort annoncée du village historique, ce sont les expropriés de la rue Gasparin qui ont poussé le projet vers le tribunal administratif.

A l’audience d’hier, le tribunal administratif a annulé partiellement la DUP (déclaration d’utilité publique) sur une partie du tracé du tram-train. En cause la dangerosité de la falaise de Saint Denis.

Une victoire pour les collectifs et associations qui se battent pour une révision du tracé initial, la région reste droit dans ses bottes et annonce que le chantier démarrera comme prévu début 2010. Toujours est-il qu’il faudra revoir une partie de la copie.

Le tram-train demeure un chantier structurant pour la Réunion, avec enfin une alternative au « tout automobile », néanmoins les études d’impacts semblent avoir été quelque peu bâclées, les révisions vont-elles obliger à revoir également le budget de cet énorme chantier ?

Après le feuilleton « maison des civilisation », la Région (la famille VERGES?) est la nouvelle héroïne d’un « Dallas péï » !!!

Après les fortes pluies qui ont arrosé la Réunion ces dernières semaines, une nouvelle opération « Kass Moustik » est organisée ce week end. Le but de cette opération, qui regroupe pour sa 6ème édition 40 associations et services communaux, est d’inculquer aux réunionnais les gestes indispensables pour éviter la recrudescence des moustiques et des gîtes larvaires.

Des conseils simples comme vider les soucoupes, ramasser les objets pour servir de contenant pour les larves de moustiques, nettoyer régulièrement sa cour, vérifier ses gouttières, assécher les eaux stagnantes… sont les messages à faire passer auprès de la population.

Le moustique, rappelons le, est le vecteur de transmission de plus de 100 virus par le monde, dont le chikungunya, toujours présent dans la mémoire réunionnaise suite à l’épidémie qui a frappé notre île en 2005/2006, le paludisme, la dengue qui, elle aussi, a eu son épidémie à la Réunion, dans les années 77-78. 

Moralité : Ce week end, alon kass moustik !!!!

Qu’est-ce qui honore le plus la France ?

Mayotte, île français, s’est une fois de plus prononcée pour son maintien dans la France. Qui plus est : pour son évolution vers le statut de département. A plus de 95% des suffrages.

Et sur les moins de 5% de votants qui ne se sont pas prononcés pour la départementalisation, plus de 4% disent vouloir rester français. Un score que la mère patrie n’obtiendrait même pas si un référendum était organisé sur l’ensemble de son territoire.

Il suffit de décompter les militants ou simplement partisans des partis indépendantistes ou autonomistes basques, bretons, catalans, occitans éparpillés, communards irréductibles, guadeloupéens, martiniquais, guyanais, réunionnais… Le référendum de Mayotte qui s’est soldé par un plébiscite de plus de 95% de « oui » est un score qui honore la France. Mais au delà des chiffres, une simple réflexion sur les motivations du peuple mahorais à vouloir rester français, permet de considérer sous un autre angle le désir de nationalité.

La certitude opposée au doute

Car, en fait, qu’est-ce qui honore le plus la France en tant qu’entité de droit : le simple ralliement autour d’un hymne national qui émeut toujours très fortement les anciens combattants, extirpe encore quelques frissons aux enfants bercés dans une culture nationaliste, fait sourire les soubrettes en quête de beaux soldats… ou la certitude que la France peut apporter la sécurité et la capacité à pourvoir aux besoins élémentaires du citoyen, à savoir la nourriture quotidienne, la garantie de soins, l’assurance de liberté, et l’exercice de la justice. Car c’est bien le dernier prémisse qui a guidé le Mahorais dans son choix. Tout raisonnement axiologique qui s’appuierait sur une nostalgie trompeuse ou une attitude partisane serait condamné à se scléroser.

Car cette certitude, au regard de la crise financière et économique qui est au centre de ce que le Français éprouve en ce moment comme l’aliénation de sa vie quotidienne, laisse la place à un doute qui grandit de jour en jour et finit par gagner toutes les couches de la population. La France a donc besoin d’un apport de sang neuf pour délayer ce climat délétère. A Mayotte, par contre, c’est l’espoir qui prévaut. Une manifestation de confiance qui honore la France !

Apports nourris d’optimisme

L’histoire n’a-t-elle pas bénéficié de ces apports nourris d’optimisme qu’ont été les migrations méditerranéennes, méridionales et moyenne orientales, romaines, juives, turques, arméniennes… sans parler des migrations plus lointaines, tsiganes, normandes, celtes, liguriennes, ibériques… et de l’engagement guerrier plus récent de bataillons de tirailleurs sénégalais en 14/18 ou de la participation décisive de troupes d’Afrique du Nord sur le front sud durant la dernière guerre.

Nous parlions de la Marseillaise. Au delà de la symbolique du chant, il y a d’abord une harmonie et une mélodie. On peut fort bien concevoir que ces deux composantes ne chantent pas aux oreilles de tous les Mahorais, qui lui préfèrent des sonorités plus orientales. Mais il suffisait de voir comment les jeunes Mahorais qui n’étaient pas astreints au service militaire du temps où il était obligatoire, se précipitaient pour l’effectuer. Même si, dans certains esprits, c’était une manière d’assoire encore davantage leur nationalité française. Et la sublime récompense qui pouvait leur arriver était d’être sélectionnés parmi des milliers de conscrits pour défiler au sein de l’armée française sur les Champs Elysées le jour du 14 juillet. N’est-ce pas là une démonstration manifeste de patriotisme ?

Mayotte est une île musulmane à près de 100%. Elle ne correspond donc pas au paysage confessionnelle majoritaire français… lui opposent les contempteurs les plus virulents de sa départementalisation. Mais l’islam gagnant du terrain au fil des ans, n’est-ce pas tout simplement là une peur exprimée par une certaine France clanique ?

La France n’est pas une république morale qui privilégierait les groupes, les clans, les castes, mais bien une république de droit qui ne connaît que l’individu.

jipsan

Qu’est-ce qui honore le plus la France ?

Mayotte, île français, s’est une fois de plus prononcée pour son maintien dans la France. Qui plus est : pour son évolution vers le statut de département. A plus de 95% des suffrages.

Et sur les moins de 5% de votants qui ne se sont pas prononcés pour la départementalisation, plus de 4% disent vouloir rester français. Un score que la mère patrie n’obtiendrait même pas si un référendum était organisé sur l’ensemble de son territoire.

Il suffit de décompter les militants ou simplement partisans des partis indépendantistes ou autonomistes basques, bretons, catalans, occitans éparpillés, communards irréductibles, guadeloupéens, martiniquais, guyanais, réunionnais… Le référendum de Mayotte qui s’est soldé par un plébiscite de plus de 95% de « oui » est un score qui honore la France. Mais au delà des chiffres, une simple réflexion sur les motivations du peuple mahorais à vouloir rester français, permet de considérer sous un autre angle le désir de nationalité.

La certitude opposée au doute

Car, en fait, qu’est-ce qui honore le plus la France en tant qu’entité de droit : le simple ralliement autour d’un hymne national qui émeut toujours très fortement les anciens combattants, extirpe encore quelques frissons aux enfants bercés dans une culture nationaliste, fait sourire les soubrettes en quête de beaux soldats… ou la certitude que la France peut apporter la sécurité et la capacité à pourvoir aux besoins élémentaires du citoyen, à savoir la nourriture quotidienne, la garantie de soins, l’assurance de liberté, et l’exercice de la justice. Car c’est bien le dernier prémisse qui a guidé le Mahorais dans son choix. Tout raisonnement axiologique qui s’appuierait sur une nostalgie trompeuse ou une attitude partisane serait condamné à se scléroser.

Car cette certitude, au regard de la crise financière et économique qui est au centre de ce que le Français éprouve en ce moment comme l’aliénation de sa vie quotidienne, laisse la place à un doute qui grandit de jour en jour et finit par gagner toutes les couches de la population. La France a donc besoin d’un apport de sang neuf pour délayer ce climat délétère. A Mayotte, par contre, c’est l’espoir qui prévaut. Une manifestation de confiance qui honore la France !… (lire la suite de l’article)

Jipsan

La décision est tombée hier au soir, le collectif, à l’instar de ses homologues antillais n’ira pas au rendez-vous fixé par le gouvernement. Dans un communiqué, le COSPAR appuie sa décision sur le fait que, selon lui, l’histoire est déjà écrite par le gouvernement et que les états généraux n’apporteront rien de nouveau.

Chacune des composantes du collectif reste libre de se rendre ou pas à l’invitation. Le PCR a pour sa part annoncé qu’il serait présent.

La communauté tamoul est entré dans sa 5 110 ème année. Les festivités qui entourent cette nouvelle année, vont battre leur plein durant toute la semaine. Des manifestations sont organisées sur toute l’île, notamment à Saint Denis, Saint Paul et Saint André.

Entre prières, fête, spectacles et danses, le nouvel an tamoul est une fête haute en couleur, attirant de plus en plus de touristes.

Comme chaque année, la commune de Saint André va se parrer des couleurs de l’Inde pendant une semaine, avec des ateliers de découvertes, des projections de films Bollywood, des démonstrations artisanales et culturelles. Les associations culturelles indiennes de l’est se  mettent en quatre pour faire de ce nouvel an un des temps fort de l’année.

C’est fait !!! Depuis hier, approuvé par l’Assemblée Nationale, l’amendement, visant à demander un agrément à partir du premier euro pour les transporteurs, a été adopté.

Jusqu’alors, en deçà de 300 000 euros les entreprises de transport, pouvait réaliser leurs investissements en « droit commun », c’est à dire sans demande préalable auprès des services fiscaux. A compter de la mise en application de la LODEOM, ces derniers seront obligés de passer par une demande d’agrément auprès des services de Bercy. Quand on sait qu’il faut près d’un an pour réceptionner un camion ou tracteur routier, le délai d’agrément (3 mois environ) vient s’ajouter à la durée de fabrication et de mise aux normes, rendant quasi impossible les investissements défiscalisés sur un seul exercice.

Il faut rappeler qu’un bien ne peut bénéficier de la défiscalisation que s’il est dédouané avant le dernier jour de l’exercice concerné… Les entreprises de transport, qui sont, rappelons le, sans alternatives pour l’acheminement de biens à la Réunion, vont encore une fois souffrir de cette décision. Nombre de petits entrepreneurs du secteur vont certainement y laisser des plumes, resserrant la profession autour des plus gros aux « reins » un peu plus solide. En plus des augmentations prévisibles des carburants, des pneumatiques et des pièces détachées, c’est un nouveau coup dur pour les professionnels de la route.

Météo france lance un appel à la vigilance fortes pluies suite au passage au plus près de JADE, qui est repassée au stade de dépression tropicale.

Le système était positionné, à 4 heures ce matin par les points 21.3 sud et 50.9 est soit à 485 km de nos côtes, elle se déplace vers le sud-est et devrait donc resté près de nos côtes encore toute la journée, provocant de fortes pluies sur tout le département et principalement sur le nord et l’est, qui ont déjà été passablement arrosés hier, les communes de Saint Benoit, Plaine des Palmistes, Sainte Rose et Saint André ont décidé devant les aléas climatiques de laisser les établissements scolaires fermés.

Bien qu’elle ait légèrement modifier la direction de sa course, la tempête modérée JADE, continue à s’évacuer vers le grand sud. Elle était située, ce matin à 4 heures locales, par les points 22.6 sud et 49.8 est, soit à 580 km à l’ouest sud ouest de nos côtés. elle se déplace désormais en direction générale du sud-sud-est.

Les masses nuageuses associées au système continue à accrocher la Réunion, provocant, par place, des pluies et quelques coups de tonnerre.

Lire le bulletin de météo-france

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