Archive pour mars 2009
Suite à la condamnation à un an d’inéligibilité de Maurice GIRONCEL, les habitants de Sainte Suzanne sont appelés aux urnes demains pour élire leur représentant au conseil général.

Six postulants sont en lice, Daniel AMALELOU, 1er adjoint de M. GIRONCEL et représentant du PCR, Nadia RAMASSAMY, présidente de l’AMPR (Avenir Meilleur pour la Population Réunionnaise), le candidat du PS Samir MESSAÏ, Antonio GRONDIN (sans étiquette), Eddie ADEKALOM (centre) et enfin Jovanny GOVINDIN.
Le deuxième tour, si nécessaire, aura lieu dimanche en huit. Nous sauront alors qui occupera le siège de Maurice GIRONCEL.
On pourrait croire en ces temps difficile de bras de fer avec le COSPAR que les enseignes de l’île, notamment avec les premières annonces de listes de produits en baisse, or c’est l »inverse qui se produit. Je suis aller faire mes courses hebdomadaire hier dans une grande enseigne du sud, les prix ont augmenté dans le fond de rayon de façon exponentielle. Du genre un kilo de gruyère râpé à 9,90€, alors qu’on le trouvait il y a 10 jours encore au alentour de 8 euros, soit un augmentation de l’ordre de 20%.
Je n’ai évidemment pas eu le temps d’effectuer une liste exhaustive, mais il est clair que l’anticipation de la grande distribution se fait dans l’autre sens. Qui aurait pu imaginer, qu’à l’instar du gouvernement, la grande distribution allait consentir à une baisse significative des prix sans contrepartie.
Première étape, on augmente significativement le fond de rayon (hors promotions) avant de passer à la deuxième étape qui sera de faire de jolis effets d’annonce avec une baisse importante des 20/80.
La question était comment sortir de l’impasse dans le bras de fer avec le COSPAR. La grande distribution a trouvé, on augmente d’abord pour baisser quelques produits ensuite … comme à l’accoutumé, c’est le consommateur qui payera la facture.
Les manifestations d’hier à Saint Denis et Saint Pierre, ont rassemblé environ 6 000 personnes. Le mouvement national, relayé à la Réunion, par le COSPAR, n’a pas été gâté par les conditions climatiques, c’est sous une pluie battante que se sont retrouvés les cortèges du nord comme du sud.
Compte tenu du temps, la mobilisation est considéré par le collectif comme un succès, d’autant qu’aucun débordement n’a été à déplorer. Après les défilés toute la matinée, le COSPAR a renvoyé les manifestants dans leur foyer, afin de préparer les opérations « coup de poing », en direction de la grande distribution.
En sus de la météo, l’Education Nationale était peu représentée, du fait des vacances scolaires. Le collectif, le MEDEF, la CGPME, la grande distribution et les collectivités territoriales devraient se retrouver aujourd’hui à l’invitation du préfet autour de la table des négociations, le COSPAR, fort du mouvement d’hier, va revenir avec de nouvelles propositions…
Profitant du mouvement national de revendication, le collectif contre la vie chère, relayé par son porte parole Yvan HOAREAU (CGTR), appelle à la mobilisation aujourd’hui à Saint Pierre et à Saint Denis.
Pour Saint Pierre, rendez-vous est pris dans les jardins de la mairie, d’où le cortège partira pour un périple à travers la capitale du sud. La rue « Bons Enfants » va, pour la 3ème fois en ce mois de mars, être le théâtre de défilés, ses magasins risquent de rester portes closes.
Le COSPAR souhaite compter ses troupes après 15 jours de revendication, avant de retourner à la table des négociation avec le patronat, la grande distribution et les collectivités, à la préfecture.
Il faudra s’attendre aujourd’hui à des opérations « coups de poing », en direction des grandes enseignes de l’île. Espérons que les débordements de la semaine dernière ne vont pas se réitérer.
Le président de la République de Madagascar a donné sa démission, après plus d’un mois d’épreuve de force avec le maire déchu de la capital Antananarivo. C’est finalement l’armée qui a fait penché la balance dans le camps de TGV.
L’ONU et Union Africaine se disent préoccupé par la situation à Madagascar et demande à ce que la transition se fasse dans le respect de la démocratie et que la sécurité du président démissionnaire et de sa famille soient assurée.
De nouvelles élections présidentielles auront donc lieu dans la grande île, en attendant les investisseurs étrangers se retirent peu à peu de Mada, craignant pour les actifs. Il est indispensable de trouver rapidement une situation stable dans un pays où la grande majorité de la population vit très en deçà du seuil de pauvreté, sous peine de voir d’effondrer une économie déjà extrêmement fragile.
Pierre-Henri Maccioni a mis hier, un protocole d’accord, sur la table des négociations. Sauf propositions de dernière minutes, il était évident que le COSPAR ne signerait rien avant la journée de mobilisation nationale prévue pour demain jeudi.
Pour éviter d’interférer avec les négociations en cours, la grande distribution a décidé de suspendre sa communication de liste de baisses de prix dans la presse (voir l’article d’hier).
Le collectif contre la vie chère, a maintenu la pression hier devant Carrefour Saint Clotilde et Jumbo Sainte Marie. Au programme toujours la même demande une baisse de 20% de 500 produits de grande consommation.
Rien de nouveau non plus sur la revendication concernant 200 euros d’augmentation pour les bas salaires et minima sociaux, le patronat reste sur sa proposition de 50 euros alors que la CGPME reste sur sa position selon laquelle une augmentation de 50 euros des salaires enverrait un grand nombre de TPE « dans le mur ». Les collectivités quant à elles sont restés sur leurs positions, à savoir, pas de participation de la région ou du conseil général aux augmentations dans le secteur privé.
La mobilisation de demain donnera une idée des possibilités pour le COSPAR de continuer l’épreuve de force engagé depuis bientôt deux semaines.
Le COSPAR, le patronat, la grande distribution, et les collectivités ont à nouveau rendez-vous aujourd’hui autour de la table des négociations. La Région qui tente de sortir son épingle du jeu, suite à la réunion qui a eu lieu dimanche.
En marge des réunions, la grande distribution publie, par voie de presse, une deuxième liste de 40 produits avec des baisses de 5 à 15%, tentant de se dédouaner par avance de blocage dans les négociations avec le COSPAR.
Souhaitons que la mobilisation nationale de jeudi prochain, relayée par le collectif, se prennent pas la même tournure que la semaine dernière avec son cortège d’affrontements et d’incendie de poubelles et de voiture.
Les avancées sur les revendications du COSPAR sont encore loin de la demande de départ, mais sont réelles. La population est de moins en moins attentive au mouvement et la journée de jeudi sera soit un nouveau départ, soit un coup d’arrêt au mouvement.
La LODEOM (loi d’orientation pour le développement économique outre mer) a été voté par le sénat dans la nuit de jeudi à vendredi. En ces périodes troublées dans les départements ultra-marins, le sénat a entériné plusieurs amendements passées sous silence.
En effet les seuils de défiscalisation de « droit commun », si la loi est adoptée en l’état par l’Assemblée nationale, passeront de 300 000 euros à 150 000 euros et une demande d’agrément sera obligatoire dès le 1er euro pour les entreprises dans les secteurs économiques dits sensibles. Cette amendement remet en cause l’investissement défiscalisable Outre Mer, notamment sur les biens d’équipement industriels.
Cette loi risque de mettre un coup de frein notable aux investissements productifs des entreprises réunionnaises. Les demandes d’agrément par l’administration fiscale étant de plus en plus difficile à obtenir. En gros l’Etat reprend d’une main ce qu’il a donné de l’autre.
Une semaine après l’ouverture des magasins de la nouvelle enseigne LECLERC à la Réunion, j’ai enfin pu atteindre l’entrée du magasin.
Le week-end d’ouverture, après avoir passé près d’une heure pour trouver une place où se garer, patienter près de 3/4 heure pour trouver un chariot, nous sommes entrés et comme il était impossible de circuler dans les linéaires pour voir les produits, du fait des files d’attente aux caisses remplissant le magasin, nous sommes ressortis.

Image issue du site desourcesure.com
Déçu, ce sera ce qui ressortira de cette visite, les gammes de produits qui faisaient l’attractivité de LEADER PRICE, notamment les vins, et un certain nombre de produits frais, ont bien évidemment disparu des linéaires, quant aux prix affichés, rien de bien nouveau sous le soleil. Pour le moment, peu de produits permettent à cette nouvelle enseigne de se démarquer de la concurrence. Des gammes de produits réduites à leur plus simple expression et des prix allignés pour la plupart à ce qui se pratique déjà dans la grande distribution locale. Les seuls bénéficiaires de l’arrivée de LECLERC sont les annonceurs publicitaires qui ont vu se démultiplier les encarts des supermarchés (SCORE, U, champion …) du genre ont touche à rien mais on communique !!!
Bon à la décharge de LECLERC les « facings » étaient bien vides, dévalisés ou pas encore réapprovisionnés. Je referais un visite lorsque les magasins auront trouvé leur vitesse de croisière, avec un petit relevé de prix, histoire de se faire une idée plus précise. Ceux qui espéraient trouver de nouveaux produits à découvrir doivent être bien déçus !!
La crise sociale qui a secoué est terminé. Le collectif Martiniquais du « 5 février », date du début du mouvement, a ratifié le protocole d’accord global, conclut entre l’État, le patronat et les collectivités. Le temps est maintenant à la reconstruction aux Antilles.
Le conflit aura duré 38 jours, espérons, pour notre île, que le COSPAR ne mettra pas autant de temps pour signer un accord similaire de sortie de crise. D’autant que les débordements qui ont commencé pendant la manifestation de mardi dernier, et continuent de manière sporadique sur l’île, avec incendie de voitures et de poubelles, invite à la prudence.
Par ailleurs, le soutien de la population, envers le COSPAR, commence à s’étioler. Nous seront fixés jeudi, jour du prochain appel à la mobilisation, en pleine période de congés dans l’éducation Nationale, sur le devenir du mouvement et l’adhésion ou non des réunionnais.
Le COSPAR a quitté la table des négociations hier, devant les propositions revues à la baisse de la grande distribution. Les baisses proposées ne concerne que 40 produits, qui plus est des produits de production locale, sur les 500 réclamé par le collectif.
Concernant les augmentations des bas salaires, les collectivités ne souhaitant pas participer aux hausses dans le privé, la négociation reste à 150 euros.
Le préfet souhaitait un accord partiel hier, c’est raté !!
Le COSPAR reste mobilisé et appel à une nouvelle démonstration de force jeudi prochain. Reste à savoir si un accord, même partiel, pourra être trouvé d’ici là.
Météo France a émis un avis de vigilance orages pour l’est de l’île dans la matinée et l’ouest dans l’après midi. Les orages peuvent être accompagnés de fortes pluies sur ces mêmes secteurs.
3 mini tornades ont même balayé l’ouest de l’île hier, voir la vidéo sur le nouveau site d’antenne réunion linfo.re
La FNTR (Fédération Nationale des Transporteurs Routiers) entre officiellement en désaccord avec le COSPAR. En effet les professionnels de la route après avoir eux aussi fait montre de leur mécontentement en octobre/novembre 2008 sur le prix des carburants, déclarent ne pas être en mesure d’abonder les 50 euros réclamés, par le collectif, aux entreprises.
En parallèle, le Préfet a annoncé l’arrivée de renfort de gendarmerie (deux escadrons), pour faire face à d’éventuels débordements et demande au COSPAR de ne pas laisser la situation s’enliser, comme ce fut cas aux Antilles. Il a exhorté le collectif à trouver une issue aux négociation avant ce soir.
Le COSPAR ne s’est pas rendu à la table des négociations hier, la préfecture souhaite d’un accord partiel soit signé aujourd’hui même, concernant les bas salaires. Les 150 euros semblent quasiment acquis reste l’effort des collectivité à hauteur de 25 euros pour la Région et 25 pour le conseil général. Le conflit dans le contexte réunionnais n’a de chance d’aboutir que si il ne s’inscrit pas trop dans la durée, au risque d’asphyxier les plus petites structures et de leur interdir de participer à l’effort demandé par le collectif.
Au cours de la Réunion d’hier, le MEDEF a confirmé pouvoir aller jusqu’à 50 euros en sus des 100 euros promis par l’état. La CGPME poursuit sur les accords de participation plus à la portée des TPE, qu’une augmentation franche. Les membres du COSPAR se sont retirés pour consulter la base, et savoir si ce point de négociation est validé, ce qui ferait bon gré mal gré 150 euros d’augmentation pour les bas salaire, les collectivités n’ayant pas daigné participer à la réunion. Le préfet espère pouvoir trouver en 8 jours un accord pour lequel il aura fallut 6 semaines aux Antilles.
Reste les autres revendications du collectif contre la vie chère, notamment la baisse de prix de 20% sur 500 produits dans la grande distribution. Une nouvelle avancée, les responsables de la distribution, ont accepté d’étudier un nouvelle liste de 350 produits de consommation courante, afin d’étudier les efforts qu’ils seraient prêts à consentir. Une nouvelle réunion, que chacun espère comme la dernière, aura lieu aujourd’hui.
Après les incidents qui se sont déroulés en marge des manifestations d’hier, au Chaudron et au Port, le COSPAR a suspendu la grève générale reconductible, afin de retrouver un peu de sérénité dans les négociations qui doivent reprendre aujourd’hui.
A Saint Denis, la nuit a été chaude, avec des affrontements entre les forces de l’ordre et une cinquantaine de casseurs. Le bilan fait état d’un gabier arraché, des voitures et de poubelles incendiées.
Au port, même type de constat, un fast-food caillassé et 3 voitures ont été la proie des flamme. L’exaspération de la jeunesse désœuvrée dans des quartiers où le chômage passe souvent la barre des 40%, est un facteur déterminant de ces rebellions ponctuelles.
Le collectif rejette toute responsabilité dans les débordements qui ont émaillé la fin des manifestations, et appelle, accompagné par le Préfet, au retour au calme, tout en restant mobilisé pour faire avancer les négociations.
Par d’opération « coups de poing » prévu aujourd’hui, mais une présence, sans blocage, souhaitée devant les grandes surfaces de l’île.
IL semble de plus en plus indispensable de parvenir à un accord, dans les meilleurs délais, afin d’éviter d’envenimer une situation conflictuelle.




WRI