Archive pour le 3 mars 2009
L’enseigne LEADER PRICE s’est éteinte sur le département sans que personne n’y prennent garde. Une semaine de fermeture, en moyenne, pour modifier les magasins et préparer l’ouverture de samedi prochain sous l’enseigne « LECLERC ».

La conjoncture risque d’être un peu particulière, pour ce grand week end de lancement de la nouvelle enseigne, qui en règle générale, à la Réunion, fait recette. En effet la mobilisation du COLSPAR et l’éventuelle reconductibilité du mouvement, risque d’avoir un retentissement sur le plein que feront les magasins ouverts à l’effigie de LECLERC.
Cette nouvelle chaîne de magasins relancera-t-elle la concurrence dans l’île ? telle est la question, verrons nous un quiestlemoinscher.com péï ?
En parallèle du lancement de LECLERC, les magasins casino passent sous l’enseigne « U ». La grande distribution continue la démonstration du mouvement perpétuelle.
Le collectif de 50 organisations syndicales, partis politiques et associations COLSPAR a présenté hier sa plate forme commune de revendication. Elles sont au nombre de 62, avec des mesures immédiates comme les 200 euros pour les bas salaires, le gel des suppression de poste, dans la fonction publique, la baisse de 10 centimes des carburants, de 5 centimes de la bouteilles de gaz, une baisse de 20% des produits de première nécessité dans la grande distribution, des facture d’eau, un gel des loyers; et d’autres donne plus l’impression de faire du remplissage comme « rendre effectif le droit au travail » inscrit en préambule de la constitution ou encore « »la transparence entre les liens familiaux et financiers entre les entreprises réunionnaises ».
Plus que deux jours avant le jour « J », déjà certaines entreprises ont décidé de fermer leurs portes jeudi, apportant de l’eau au moulin du COLSPAR, permettant aux salariés d’aller manifester sans pour cela se mettre en grève. Nombre de super et hypermarchés de l’île resteront portes closes, craignant des débordements.
Le contexte réunionnais est pourtant bien différent de celui des Antilles, même si les raisons de l’asphyxie du pouvoir d’achat sont communes, la culture et le besoin de reconnaissance sont tout autre…
Toujours est-il qu’il y a peu de chance que le mouvement s’inscrive dans la durée comme c’est le cas à la Guadeloupe ou à la Martinique.

WRI